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André Simon, l’histoire d’une carrière (partie 1)

Posté le 22 janvier 2011 dans la catégorie : Histoire F1

«Un des pilotes que je crains le plus, c’est André Simon » avait un jour déclaré le grand Juan Manuel Fangio à propos de son équipier chez Mercedes-Benz en 1955 et chez Maserati en 1957. Agé aujourd’hui de 91 ans (depuis le 5 Janvier), André Simon a participé à de multiples épreuves et s’est distingué dans toutes les catégories de ce sport. La Formule 1 entre 1951 et 1957, en Formule 2, Endurance, Grand Tourisme et même en Rallye. Un total de cent trente courses sur circuit auquel il termina sur le podium à vingt-deux reprises. Son fils, Jacques, partage les souvenirs de son père dans ce récit.

Sa dernière course sera un enfer dans « l’enfer vert » du grand circuit du Nurburgring lors des 1.000km en 1965. Simon pilotait alors avec Jo Schlesser une Ford Cobra Daytona. Le résultat de cette course n’a plus d’importance aujourd’hui, mais le retrait brutal, de la course d’André Simon, à 45 ans, en fait un symbole. Au volant de cette puissante  voiture, sur un circuit si difficile, qu’il adorait, comme le mythique  circuit de Spa-Francorchamps et l’ancien  Monza qui passait alors par l’anneau de vitesse. Des circuits de défi pour l’homme. Cette Daytona là ne convenait pas à André Simon, tout le contraire de son équipier Schlesser, plus massif et au pilotage plus physique. A la fin de la course au résultat anonyme, un « Jamais  plus jamais » est entendu. André Simon déclare : « D’accord,  j’ai mon permis poids lourds, mais je n’ai pas envie de piloter des camions en course. » Le retrait  est sans appel. On découvrira plus tard que la voiture avait un défaut de châssis. Une déception, d’autant que le pilote français devait participer aux 24h du Mans cette année là sur la même auto avec Bob Bondurant même la perspective de partager une  Ford GT40 avec pour équipier Mario Andretti ne pût le faire revenir sur sa décision. Une page se tournait  définitivement.

Le temps de revenir sur sa première course en Avril 1948 à Montlhéry sur une Talbot « Pagnibon » prêtée par Pierre Boncompagni contre un chèque de caution. Interdiction de casser l’auto ! Andrée Simon, alors âgé de 28 ans,  estimait qu’il était déjà trop vieux pour faire de la course automobile. La seconde Guerre Mondiale l’avait empêché de courir. Trop tard donc, mais l’opportunité est trop forte ce jour là à Montlhéry. Face au gratin des pilotes français d’avant-guerre, le jeune parisien signe la pôle. Un meilleur contesté par les « Cadors », des réclamations pleuvent  sur les chronométreurs mais les officiels de la course restent inflexibles. En position de leader sur la grille, André Simon, inconnu de tous, voit une meute d’anciens, rabaisser son talent, au mieux à la chance, au pire à une erreur. Et tous de  lui donner des consignes « Ecoute petit, nous on ne fait pas de cadeaux alors dés le départ tu te serres sur le coté et tu  nous gène pas au freinage. » Mais ce jour là, des cadeaux, Simon n’était pas disposé à en faire non plus. Le drapeau baissé  personne ne le revit avant l’arrivée avec le bouquet du vainqueur. Il remportait sa première course  pour sa première participation avec le meilleur tour en bonus. Sa carrière est née.

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