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André Simon, l’histoire d’une carrière (partie 2)

Posté le 22 janvier 2011 dans la catégorie : Histoire F1

Pour le Grand Prix de Comminges la même année, André pilota une Delahaye 155 V12 4490cc type F1, prêtée par Charles Pozzi à une condition : La remonté ! Car la voiture est  en pièces détachées. Le résultat sera compromis par des problèmes de bougies qui cassaient et qu’il fallait changer tous les 10 tours. Il termine  7ème et  Il sera  félicité à l’arrivée par l’immense Gigi Villoresi, pilote Maserati et vainqueur de la course. L’année suivante,  il débute une longue histoire avec Gordini. Une relation affective avec l’équipe d’Amédée Gordini et une formation incroyable composée quatre pilotes français, « les Mousquetaires » Robert Manzon, Maurice Trintignant et Jean Behra. L’aventure Gordini sera en deux temps. 1949-51/52 et 1954. Cette période bleu blanc rouge d’André Simon aura plusieurs points d’orgue dont le Grand Prix d’Allemagne en 1950. Au volant de sa petite Gordini-Simca 1500, Il animera une course folle de 500 kilomètres sur le mythique circuit du Nürburgring avec Alberto Ascari au volant d’une Ferrari V12 3.3L. Simon terminera 2ème, sans jamais être en mesure d’attaquer réellement la grosse machine italienne. Mais n’a jamais été très loin de celle-ci sur ce marathon allemand. A la fin de la course, un homme au chapeau le remarque et le salue.  Son nom est Alfred Neubauer.

Deux années plus tard, la Formule 1 change et propulse les petites F2 de 2L comme voiture d’élite. Nous sommes en 1952 et André Simon devient pilote Ferrari aux cotés de Farina,  Ascari, Villoresi. A l’époque, les pilotes avaient le droit de prendre la monoplace de leur équipier pour terminer une course, dans le cas ou la sienne avait un problème. Avec cette méthode et deux champions du monde dans la même écurie. En  1952 Simon gagnera, avec Ascari le Grand Prix du Comminges  et le Grand Prix de Paris avec Farina. Deuxième du Grand Prix de Suisse à Berne il devra céder son volant à Farina qui ne terminera pas. L’année suivante sera plus difficile. Blessé suite à un accident dans un incendie de garage, il reviendra chez Gordini en 1954 et eu de bons résultats.

L’année 1955, sera une saison riche pour André Simon qui va découvrir deux de ses meilleures voitures, un équipier, un patron d’exception et une équipe incroyable. En début de saison, le pilote parisien achète une Maserati 250F, qui a été conduite à la victoire par Fangio la saison d’avant lors du Grand Prix d’Argentine. Une voiture avec un palmarès de 4 victoires totales. Avec cette monoplace, Simon terminera 6ème à Pau, abandonne à Bordeaux et gagnera le Grand prix d’Albi. A Monaco. Lors des essais, le pilote Hans Hermann se blesse grièvement. André Simon est engagé sur sa Maserati. Alfred Neubauer, cherche un pilote, il se souvient de 1950 et  demande à Simon de rejoindre Mercedes. Le voici équipier de Juan Manuel Fangio et surtout de Stirling Moss. Deux pilotes d’exceptions que respecte le français. Le grand pilote argentin, était d’une précision diabolique, puissant, une vraie force de la nature avec une « vista » exceptionnelle. Un profond respect l’entourait,  il avait aussi un caractère parfois imprévisible, André Simon se sentait plus proche de Stirling Moss  il admirait le talent vif argent  de l’anglais. Les deux hommes sont même devenus ami. Fréquemment, après les longues séances d’essais à Stuttgart  en Allemagne pour Mercedes-Benz les deux hommes partaient ensemble partageant le volant  au volant d’une 300SLR « Uhlenhaut » porte papillon pour rejoindre les plages de la mer du Nord. Simon ne parlait pas un mot d’anglais et Moss encore moins le français. Mais une amitié est née malgré la barrière de la langue. Simon dira que « Moss était le meilleur de tous. »

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