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André Simon, l’histoire d’une carrière (partie 3)

Posté le 22 janvier 2011 dans la catégorie : Histoire F1

L’amitié avec Moss avait aussi pour cadre l’impressionnante équipe Mercedes-Benz, mené par celui qui reste aux yeux d’André Simon comme le meilleur chef d’équipe qu’il ait côtoyé : Alfred Neubauer. Un grand team que cette équipe Mercedes en 1955, digne des standards d’aujourd’hui avec des journées d’essais sans fin. Une semaine complète même. Le maître mot était « rouler, rouler et rouler. » Pour préparer les 24h du Mans 1955 avec la tristement célèbre  300SLR dotée de l’aérofrein « Intrados »,  l’équipe avait parcouru en essais privés plusieurs fois la distance de la course. Le top des équipes avec un ingénieur, Rudolf Uhlenhaut, aussi rapide que les pilotes d’usine en essais privés. Mercedes reste professionnellement son meilleur souvenir d’équipe durant sa carrière et cette fameuse W196, décrite simplement comme moderne, techniquement en avance et dont peu de pilotes ont eu le privilège de tenir le volant.

1956 et 1957 seront ses dernières en Formule 1 et Formule 2, au volant de sa Maserati 250F. Son amitié avec Guerino Bertocchi, metteur au point du constructeur italien, était passée par là. Cette monoplace au moteur indestructible avait un châssis toutefois difficile. A l’image de toutes les Maserati de l’époque, même en endurance avec la 450S et la Tipo 151, au volant de laquelle, Simon et Maurice Trintignant ont été les premiers pilotes à dépasser les 300 km/h dans la ligne droit de Hunaudières. 309km/h pour être précis. C’était en 1963. Les dernières années avant cette course du Nürburgring qui en 1965  marquera la  coupure définitive d’André Simon avec la compétition automobile.

Maurice Trintignant se souvient d’André Simon comme « très sympathique mais un peu sauvage. Un solitaire ». Un pilote qui n’avait de plaisir que derrière un volant. Les aspects périphériques de la course ne l’intéressaient pas. Après sa fin de carrière, il a décliné plusieurs propositions de responsabilité autant dans les Instances du sport automobile que dans les écuries. Il avait suffisamment prouvé tout au long de « sa carrière » qu’il n’avait aucun don pour la politique et la communication. Toutefois, l’histoire notera qu’André Simon, avec son complice Jean Behra avait le projet de  créer une équipe de Formule 1 vers la fin des années 50. Une F1 moderne pour Simon, une autre pour Berha et une troisième à disposition d’un jeune pilote de talent en devenir. Durant sa carrière, André Simon a admiré un pilote : Stirling Moss, mais aussi plus tard Ayrton Senna.

Considéré par de nombreux historiens du sport automobile français, comme le meilleur pilote tricolore de son époque, André Simon n’a toutefois pas eu de chance dans les grands rendez-vous. Toutefois, sa carrière reste riche et passionnante.

Voilà, le mot passion est lâché pour conclure cette petite histoire que je vous ai proposé avec le concours amicale de son fils, Jacques et de mon ami David Zollinger, sans qui rien de tout ça  n’aurait été possible.

< André Simon, partie 2

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3 Commentaires pour “André Simon, l’histoire d’une carrière (partie 3)”

  1. Absolument! dit:

    Bravo pour cette très jolie bio ;)


  2. Nagita dit:

    Trop de chance de l’avoir rencontré!


  3. Loyola dit:

    Merci ;-)



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