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F1 – l’idée de la voiture cliente contre la préférence nationale

12 mars 2012 | 4 commentaires
Catégorie : F1 Leaders, Politique

Luca di Montezemolo relance le débat sur la voiture cliente qui est un sujet de discussion entre équipe depuis plusieurs semaines. Le président de Ferrari précise même que cette idée pourrait permettre de faire revenir un pilote italien en Formule 1. Pointant du doigt le système d’aujourd’hui.

« Le vrai problème est qu’il n’y a pas de possibilité pour les jeunes pilotes. Disons que j’ai trois supers italiens en provenance des formules mineures. Quel est la suite ? Je ne peux pas les tester avec une Formule 1, parce que les tests sont interdits. Faire des courses en 458GT est un travail différent. »

C’est ainsi que voici l’idée : « J’ai une idée : donner à une petite équipe une Ferrari de l’an dernier et les forcer à aligner un jeune pilote italien. Cela serait fantastique… » Conclu Montezemolo à la Gazzetta dello Sport.

Une idée qui rappelle l’épisode Super Aguri – Takuma Sato – Honda. Fait de bric et de broc et à la durée de vie faible. L’équipe d’Aguri Suzuki, malgré un soutien de 50 millions d’euros annuels de Honda a parfaitement eu son utilité entre 2006 et 2008 : faire courir Sato et satisfaire les japonais. Depuis, Sato est aux USA et son avenir en Formule 1 est désormais lointain.

F1 – L’échappement, contradiction de la FIA pour 2013

12 mars 2012 | 1 commentaire
Catégorie : Politique, Technique F1

Depuis les premiers essais de Jerez, une énorme lutte dans les couloirs entre les équipes et le FIA s’annonce pour la saison 2012 et même 2013. Malgré la suppression des diffuseurs soufflés par les échappements en 2012, le flux des échappements seront toujours un sujet de conversation dans les paddocks de la saison.

L’interdiction de souffler dans le diffuseur a été largement contourné par une série d’innovation, que chaque équipe met en valeur (ou imitant une autre c’est selon). Au point que l’interdiction a explosé, selon les observateurs présents à Barcelone lors des derniers essais privés. Par conséquent, la FIA a décidé de réagir maintenant.

Le délégué de la FIA, Charlie Whiting a fourni à la FIA un nouveau texte pour changer les règles en 2013, avec pour objectif de supprimer tous les essais aérodynamique des échappements. « Notre objectif était d’empêcher l’utilisation des échappements comme un élément actif du diffuseur, qui dans un sens était en violation de l’article 3.15 du règlement. En outre, nous avons ajouté quelques contraintes supplémentaires pour les cartes du moteur, tel que décrit dans le numéro de la directive technique 36. Tout cela devrait limiter la capacité d’exploiter le gaz avec effet aérodynamique «  lance Whiting, en parlant des règles actuelles.

Mais pour l’avenir ? Il faut anticiper. « Sûrement que les équipes ne perdront pas de savoir-faire qu’elles ont acquises dans ce domaine et donc je pense que le règlement devra être une nouvelle fois modifié en 2013. ». Sans en rajouter plus d’information pour le moment.

L’échappement est la dernière solution d’innovation sur des Formule 1 qui commencent à devenir commune techniquement. La FIA hésite donc à continuer sa campagne d’uniformisation de la discipline, ou alors laisser un peu de champ libre dans certain domaine, qui ne sont en aucun cas dangereux pour la sécurité (élément de base d’action de la FIA). L’an dernier, les échappements dans le diffuseur ont été interdis principalement pour une cause de surconsommation de carburant. (Raison officieuse). Devenant le symbole du nouveau volet d’action de la Fédération de l’ère Jean Todt : l’écologie.

FIA – Finalisation des règlements 2012 par le Conseil Mondial

9 mars 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Les modifications apportées aux règlements 2012 ont été approuvés par la Formula One Commission.

Un jeu de pneus pour temps sec peut maintenant être reporté à samedi si les deux séances du vendredi sont déclarée humides, il est à espérer que cela se traduira par équipes réalisant plus de tours le samedi.

Des modifications ont été apportées au couvre-feu, afin d’assurer les périodes de repos aux personnels, restent constants tout au long de la saison, quel que soit le calendrier des sessions de pratique à des événements particuliers.

Le directeur de course peut désormais interdire l’utilisation du DRS s’il se sent que la visibilité est trop pauvre en conditions humides. Cela a été fait en raison de problèmes de sécurité suite aux grandes différences de vitesse entre les voitures.

L’enjeu de Sotchi

8 mars 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Economie, Politique

Il prendra ses fonctions en Mai prochain, pourtant son élection a été largement commentée depuis plusieurs jours. Vladimir Poutine est l’homme fort de la Russie. Pourtant il existe des contrastes dans l’économie Russe et cela expliquerait que la ville de Sotchi est désormais une priorité d’intérêt national pour une partie de son mandat. Toutefois cela débute mal.

Les  données commerciales montrent que plus d’une décennie de poutinisme a laissé l’économie russe moins diversifiée aujourd’hui que lorsque Poutine est arrivée au pouvoir. Dans certaines aspects, les exportations de biens durables semblent avoir régressé à partir du point où ils se trouvaient lorsque l’ancien président Boris Eltsine, a démissionné de son poste le 31 Décembre 1999. Seul le pétrole et le gaz représentent les points majeurs de l’économie.

Le créateur du concept des BRIC, Jim O’Neill, qui travaille pour la banque américaine Goldman Sachs, affirme que « Le PIB de la Russie pourrait dépasser celui de l’Italie dès 2017 et dans la décennie 2020 à 2030 passer devant la France, le Royaume-Uni et même l’Allemagne. » Une prédiction qui s’appuie sur les évolutions récentes de l’économie russe. Surtout la net économie.

Dans cette démarche de diversification, Sotchi est aussi devenu un enjeu économique et politique. A ce jour, 36 milliards d’euros ont été dépensé pour le coût des travaux du site olympique. Dépassant largement les prévisions initiales.  Une mauvaise nouvelle pour les investisseurs privés qui qualifient désormais le programme comme « non rentable. » La principale raison étant la sécurité des lieux. Plusieurs attentats ont été revendiqués sur les installations et les coûts doubles, voire triple de manière instantanée.

Avec Sotchi, la Russie souhaitait développer une sorte de mini Dubaï, essentiellement basée sur une économie immobilière. Mais, ce ratage économique pourrait avoir des conséquences pour l’avenir et même sur la pérennité du Grand Prix de Formule 1 en 2014. Une pérennité non pas économique, mais purement politique.

La voiture cliente pour répondre à la crise ?

7 mars 2012 | 5 commentaires
Catégorie : Economie, Politique, Technique F1

Hier, Marussia a officiellement homologuée sa monoplace 2012 pour le championnat du monde, une semaine avant le premier Grand Prix de la saison à Melbourne. Un retard important, cumulé avec celui de l’équipe espagnole Hispania Racing Team, qui relance encore une fois les discussions sur les voitures clientes.

Bernie Ecclestone a indiqué dans les médias anglais qu’il avait fait une proposition pour résoudre le problème : « Ce que j’ai proposé c’est qu’une équipe située dans la partie inférieure de la grille doit pouvoir être en mesure d’exécuter la saison suivante avec une voiture d’un constructeur de l’année d’avant. » précisant un peu plus sa pensée : « L’une et l’autre équipes mentionnées (HRT et Marussia) pourrait fonctionner avec une McLaren ou une Red Bull de l’an dernier et ce, durant trois ans jusqu’à ce qu’ils soit en mesure de revenir en tant que constructeur. »

Un bon moyen selon Bernie Ecclestone de créer une marque, pour ensuite prendre de la valeur et obtenir des sponsors pour devenir un constructeur. Une sorte de remake de Super Aguri, voir de la Scuderia Toro Rosso qui de 2006 à 2008 était une Red Bull modifiée dans le détail. En 2009, l’équipe italienne avait indiqué que sa STR04 lui avait coûté 12 millions d’euros clé en main.

Une proposition que refuse Mercedes AMG F1 et Norbert Haug. L’équipe allemande, en pointe sur ses questions a noué un accord secret avec l’équipe Williams F1, pour protéger les intérêts de cette dernière qui se présente comme un team petit team indépendant, face à la prochaine horde de machine cliente, souhaitée. La panique de voir l’équipe de Sir Frank Williams rejoindre le clan des insurgés de la FOTA avec Ferrari, Red Bull et Sauber, pour négocier individuellement les Accords Concordes hante les membres influents de l’association des constructeurs. Sachant que l’équipe de Grove l’avait déjà fait en 2005.

Si le principe de la 3ème voiture cliente n’a aucun avenir, le principe de fourniture d’une monoplace cliente a encore un avenir. Eric Boulier, Team Principal de Lotus F1 Team et vice-président de la FOTA a indiqué : « La Formule 1 a longtemps été un championnat de constructeurs, afin de répondre au défi des règlements F1 de construire une monoplace compétitive. La voiture clientes est une approche différente. Nous avons besoins de changer radicalement les règlements et les esprits de la Formule 1. » En cela Boullier souhaite limiter l’introduction de la voiture cliente, mais pas l’interdire : « Il y a eu des discussions sur le sujet, parce que la situation économique est difficile et peut-être devons-nous changer de modèle économique en F1 à l’avenir et prendre des décisions sur la voiture cliente. Mais il est encore trop tôt. »

Bernie Ecclestone estime que la situation des petites équipes et différente des grosses et que la voiture cliente est une réponse : « Vous ne pouvez pas faire des accords de restrictions pour abaisser les coûts alors que vous avez des personnes qui ne peuvent pas vraiment se permettre de dépenser autant que les grandes équipes… »

Marketing F1 – Un départ important à retenir

5 mars 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : F1 Leaders, Marketing, Politique

Décembre 2010, Bernie Ecclestone recrutait une pointure du marketing pour replacer son fidèle ami Paddy McNally (cofondateur d’AllSport partie en retraite en Avril 2011). David Campbell était alors pressenti comme le successeur de Bernie Ecclestone. Une affirmation au passé, car l’homme a démissionné de son poste ses derniers jours.

Le journal anglais The Independant affirme que Campbell a quitté ses fonctions de Directeur Général de AllSport (division parrainage circuit et Paddock Club) la semaine dernière, après une seule année de travail. Un proche du fond d’investissement anglais, CVC Capital, propriétaire d’AllSport, a déclaré : « Cela n’a pas vraiment fonctionné car Bernie a voulu prendre l’entreprise dans une stratégie différente et ce n’était pas sur cette base que nous avions embauché David. Son départ est d’un commun accord. » L’intéressé a refusé de commenter son départ.

Ce départ soulève la question de l’héritage de Bernie Ecclestone et d’un éventuel successeur. L’homme continu d’avoir une vision de la Formule 1 du point de vue de ses intérêts et ce sentiment se renforce à mesure des années qui passent. Campbell était un homme de marketing de marque et sa vision aurait été intéressante à entendre. Nous ne le saurons probablement jamais.

Rififi autour du retour du GP de France

2 mars 2012 | 3 commentaires
Catégorie : F1 Leaders, Grand Prix, Politique

Ce mercredi, à Chelsea, dans les bureaux de la Formula One Group, Eric Boullier, team principal de l’équipe Lotus et en pointe sur le dossier du GP de France 2013 rencontre Bernie Ecclestone.  L’objet de cette réunion est de faire le point sur le dossier du retour de la France dans l’arène de la Formule 1 et surtout tenté d’accélérer le mouvement.

En effet, pressé par la campagne présidentiel, la cellule mise en place par le premier ministre François Fillon doit trouver une solution dans les prochaines semaines. Mars sera donc déterminant. Les autorités françaises ont demandé à Bernie Ecclestone de fournir un contrat pour 2013 dans les prochains jours, avec les détails du coût de la franchise annuelle pour l’organisation. Le document n’a toujours pas été envoyé selon RMC Sport. La rencontre Boullier – Ecclestone est une conséquence de ce courrier non envoyé.

Maître de son jeu, Ecclestone analyse le calendrier. Entre Bahreïn qui reste une source d’inquiétude pour lui, malgré les affirmations récentes, Austin qui s’enlise, la Corée qui n’a aucune visibilité au-delà de 2012 et surtout Valencia qui a un défaut de paiement. Ce qui est valable aujourd’hui, ne le sera plus demain. C’est-à-dire que si une course venait en 2013 à quitter le calendrier, la proposition qu’il fera auprès des autorités tricolore s’en trouverait modifié. En effet, nous parlons de course rapportant plus de 25 millions d’euros chacune !

Dans le duo Franco-belge, c’est la France qui mène les négociations et la Belgique qui propose des conditions. Au dernier moment en Décembre dernier, les autorités belges ont demandé que les promoteurs français louent la piste de Spa-Francorchamps pour les années 2014, 2016 et 2018 contre environ 5 millions d’euros. Ce qui a fait exploser le budget initial de 25 à 30 millions d’euros.

Avec les déficits et les dettes, les promoteurs de SPA déboursent 22,5 millions d’euros par année pour l’organisation (15,5 millions d’euros pour la franchise annuels), du Grand Prix. Un investissement que ne souhaite pas assumer les promoteurs français.

Le danger de cette histoire est de laisser Ecclestone mener la danse et même de lui imposer le rythme. L’argentier peut être tenté de demander beaucoup d’argents. Reste une question : est-ce que le principe d’alternance est une bonne idée ?

F1 – Les équipes discutent encore de la 3ème voiture

1 mars 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Officiellement cette idée n’a aucun avenir en Formule 1. Pourtant, en coulisse elle continue d’alimenter les conversations entre les équipes. Après la proposition d’établir une 3ème voiture pour des Gest Star (voir ici pour souvenir). Le sujet revient sur la table.

« Une HRT ne doit pas être une Ferrari et une McLaren ne peut pas être une Lotus. Ce n’est pas une solution pour ce sport » estime Norbert Haug. Du côté de McLaren, Jonathan Neale ajoute : « il est important que les équipes les plus fortunés soutiennent les petites équipes. Pour que la Formule 1 bénéficie d’une grille complète à chaque course, vous avez besoin d’un grand nombre de voiture. La FOTA fait un bon travail dans ce domaine déjà. »

Luiz Perez-Sala d’HRT conclu : « Nous travaillons déjà avec Williams dans la mesure où les Accords Concordes le permettent. Est-ce que nous voulons d’une voiture cliente ? Tout dépend du prix. Mais la technologie et les coûts de développement, par exemple, pour construire sa voiture soi-même sont beaucoup plus importants.

La 3ème voiture cliente n’a pas encore franchit une étape psychologique majeur pour avoir un avenir en Formule 1.

Force India, FOTA, droit TV et intérêts

22 février 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Marketing, Politique

« Je crois fermement que, lorsque vous ne pouvez pas faire de profit sur la base de vos revenus télévisions et vos revenus de sponsoring, alors il y a quelques chose qui ne va pas dans le sport et je crois toujours que c’est le cas aujourd’hui. Nos coûts sont trop élevés. » Lance à Autosport Robert Fernley, team manager de l’équipe Force India.

Actuellement les équipes se partagent 50% des revenus de la Formule 1 et cherchent à obtenir 70% depuis plusieurs mois. Toutefois, selon le Team Manager de l’équipe indienne, même cette augmentation de revenus ne serait pas satisfaisante. « Même si vous augmentez le revenus télévisuel, il y aura encore un déficit et vous avez encore besoin de soutien. »

Selon Fernley, une équipe moyenne comme Force India dépense entre 80 et 100 millions de dollars (60 à 75 millions d’euros) et que les revenus de sponsorings ne sont pas encore assez importants pour réaliser un profit.

Le cas de Force India est atypique car l’essentiel des revenus de sponsoring du team provient de liens directs entre les sociétés de Vijay Mallya et (pour 2012) du groupe Sahara. En cela la réaction de l’équipe est intéressante. L’équipe basé à Silverstone souhaite obtenir plus d’argent pour viser plus haut sur la grille de départ. Sa position politique est donc contradictoire, car l’objectif n’est pas de faire des profits. Mais, plutôt de briller en piste, afin de séduire des sponsors et rendre indépendante l’équipe envers ses financiers et donc dégager des profits.

Le principe de l’augmentation des droits tv n’est qu’un leurre et c’est aussi en cela que la contradiction est visible dans la FOTA. La réalité est qu’il faut investir pour gagner, encore et toujours. Donc il faut de l’argent qui n’existe pas aujourd’hui. Chacun y trouve son intérêt.

Bahreïn, l’enjeux devient politico-économique

20 février 2012 | 1 commentaire
Catégorie : Grand Prix, Politique

Opération de communication pour le royaume de Bahreïn dans la presse du Moyen-Orient. Désormais, l’importance de la Formule 1 dans le pays est présentée comme un élément de relance de l’économie nationale et d’unification d’une société fragmentée et déchirée.

Le slogan du Grand Prix de Bahreïn 2012 est : « Unifiée une nation dans la célébration. » La course devrait se dérouler le 22 Avril prochain sur le circuit de Sakir, malgré les troubles récents dans le pays.  S’exprimant hier pour le lancement officiel de la billetterie, le Cheikh Salman bin Isa Al Khalifa, le responsable du circuit a souligné l’importance du GP sur l’île : « Cette course est une course importante pour les Bahreïnis. L’impact économique du Grand Prix représente des millions et nous relie au monde afin de faire partie d’un groupe tout à fait unique et d’être un acteur mondial avec cette course. »

Depuis l’agitation politique du pays, l’économie a chutée de 40% sur 12 mois, tandis que l’annulation de la course l’an dernier a finalement été estimée pour l’économie globale du pays (directement et indirectement) à 350 millions d’euros.

Désormais, les manifestations de l’opposition sont présentées comme un moyen de profiter d’un événement de classe mondiale pour agir et se faire connaître. L’édition 2012 sera aussi renforcé en terme de sécurité, avec probablement plus de militaires dans le pays dans les 60 prochains jours. La vie est normale à Bahreïn, tout va bien. La communication prend le pouvoir, l’information devient pauvre autour de cette île, les journalistes sont interdit de venir (qu’en sera-t-il pour le Grand Prix ?) rendre compte de la situation.

Mais, les intérêts économiques et surtout politiques dépassent les droits de l’homme et l’éthique. La Formule 1 ira à Bahreïn. Assurément.

Lotus F1 Team a hésité à quitter la FOTA

16 février 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Dans l’aspiration de Ferrari et Red Bull Racing, l’équipe Lotus F1 Team a envisagé de quitter la FOTA l’an dernier. Une question qui reste encore aujourd’hui toujours en suspens à Enstone ou Gérard Lopez et Eric Boullier pèse le pour et le contre de cette affaire.

« Tout le monde est pris en concidération. Nous n’avons pas encore coupé le cordon. » Indique le co-fondateur de Genii Capital. Ce dernier estime même que le combat actuel de la FOTA est perdu d’avance sur les restrictions des coûts afin de rendre les équipes de Formule 1 rentable d’un point de vue économique. « Je déteste dire cela, mais je ne pense pas qu’une équipe de Formule 1 peut être rentable. Nous sommes probablement proches du seul de rentabilité. Avec un RRA stricte, que nous souhaitons. Les profits sont possibles. Mais plus vous investissez tout ce que vous avez pour améliorer la voiture, moins ce sera possible. C’est donc une question difficile à répondre. »

Le propriétaire de l’équipe Lotus F1 Team estime qu’il faut d’autre restriction. Par exemple au niveau des salaires. Un cap salarial, comme en NBA. « Je précise que je n’ai aucune difficulté avec un niveau élevé de compétition, mais je souhaite déterminer une limite où tout le monde doit se conformer. »

Hier, Peter Sauber a indiqué que le RRA actuel n’était pas bénéfique pour les petites équipes, précisant qu’il existe plusieurs clans sur ce dossier. Entre RRA dur, RRA souple et suppression de RRA, les membres (actuels ou passés) de l’association des constructeurs se déchirent idéologiquement.

Précisons qu’Eric Boullier, Team Principal de l’équipe Lotus F1 Team est vice-président de la FOTA.

GP Bahreïn : From BIC With Love…

14 février 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

La police a violemment dispersé ce mardi matin des centaines de manifestants qui s’approchaient de la place de la Perle, symbole de la contestation dans la capital de Manama, au jour anniversaire du début de la révolte à Bahreïn.

Hier, le roi en personne saluait la présence « d’armée amies, saoudienne et émiratie déployées à Bahreïn pour protéger les installations essentielles pour assurer la stabilité du pays ». Les partis d’opposition réaffirment une volonté de manifestation pacifique, mais la violence militaire et policière est visible. Le pays refuse désormais l’entrée des journalistes. Un signe qui ne trompe plus.

La situation est au même niveau que l’an dernier à Bahreïn et seul la répression est la solution entre un pouvoir qui cultive les rivalités internes au détriment du pays depuis une année maintenant. La semaine dernière, les représentants de la Chambre des Lords a fait un appel public en invitant la FIA a reconsidérer la course en 2012. Encore une fois. La responsable de la politique étrangère de l’Union Européenne, la transparente Catherine Ashton, a appelée aujourd’hui au nom de l’Europe, Bahreïn à « participer à une refonte constructive ».

La situation politique fait hésiter Bernie Ecclestone et les politiques anglais. En effet, confirmer le Grand Prix c’est présenter au monde une image s’associant à un pays qui débute timidement des réformes de forme pour faire plaisir (plus de femme parlementaires par exemple), mais les experts indépendants, la justice et même la Croix-Rouge ne peuvent encore travailler librement dans le pays.  Le dilemme est donc visible.

Pendant ce temps, hier, le directeur de Bahreïn International Circuit (BIC) a été d’un cynisme incroyable en envoyant un E-mail pour présenter aujourd’hui la vente des billets pour la course de Formule 1 comme le cadeau idéal pour la Saint-Valentin. L’objet de l’E-mail : From BIC with love…

F1 2012 – Jeux d’échappements pour la FIA

9 février 2012 | 1 commentaire
Catégorie : Politique, Technique F1

La polémique avait été très loin depuis le début de semaine. Portée par Adrian Newey, qui s’interrogeait sur la légalité des interprétations des équipes Ferrari et Lotus sur l’orientation des échappements, qui retrouve un effet sur l’aérodynamique (voir ici pour en savoir plus). Le délégué technique de la FIA, Charlie Whiting affirme que toute les équipes ont été validé. Cependant certaines équipes sont soupçonnées de modifier d’ici le GP d’Australie les fameux échappements.

Présent lors des premiers essais privés de Jerez (Espagne), Whiting a indiqué au magazine allemand Auto Motor und Sport que « jusqu’ici tout est légal ». Les deux équipes visées par Red Bull et Adrian Newey, devront selon toute vraisemblance revoir certains détails. Remi Tafin, responsable moteur de Renault Sport, estime que la question des échappements ne fait que commencer : « ils seront encore présent dans l’exploitation aérodynamique cette année. Donc, nous allons voir des changements dans ce domaine d’ici les essais de Barcelone et probablement aussi à Melbourne. » lance le français dans le magazine français Auto Plus.

La difficulté de la FIA est de remettre en cause un design qui est dépendant d’un design. L’an dernier, le recul sur l’interdiction des échappements soufflés a été principalement dû à cet argument de plusieurs équipes (surtout Red Bull Racing) d’engendrer des investissements et donc des coûts supplémentaires pour modifier un système qui a été à la base du design d’une voiture. Nous sommes ici dans le même état d’esprit et il sera donc difficile pour la Fédération d’interdire certaines interprétations dans le domaine de l’échappement.

Whiting a donné des recommandations sur les échappements, mais il n’y aura pas de changements fondamentaux. Ce qui explique que plusieurs équipes vont rapidement fondre sur ses concepts entrevue cette semaine à Jerez.

Rien ne changera en Q3 en 2012…

26 janvier 2012 | 5 commentaires
Catégorie : Politique

Trouble  sur la règle concernant la Q3 en 2012. Pirelli aimerait proposer une nouvelle adaptation devant permettre aux 10 qualifiés pour les dernières qualifications de se battre pour une réelle position au départ.

Le problème de 2011 a été de voir un total de 6 voitures (souvent les Ferrari, Red Bull et McLaren d’ailleurs) se battre pour une place durant la Q3, tandis que des équipes plus modeste (Force India souvent et Mercedes GP voir LRGP sur la fin de saison) faisaient l’impasse. Rendant le spectacle limite admissible pour un moment devant favoriser la performance.

Une des causes étant l’usure excessive des pneumatiques Pirelli, mais en réalité c’était une brèche dans le règlement qui a été exploité massivement. Pour 2012, le manufacturier a exprimé son souhait de voir concourir en Q3 l’intégralité des 10 pilotes. Car, dans l’absolue, le règlement n’a pas changée sur ses points précis. « Les équipes observent cela différemment de nous, parce qu’ils trouvent que c’est un élément tactique à forte valeur ajoutée, car ils ont des pneus neufs pour la course. » explique Paul Hembery, le directeur sportif du manufacturier italien.

Pour l’instant la situation est claire. Pirelli souhaitait proposer des pneumatiques super tendres pour favoriser le top 10 de la Q3, mais les équipes ne le souhaitent pas. Donc ce sera le public qui tranchera.  Tactique ou spectacle que la majorité de regarde pas car non diffusé ?

Les raisons du blocage du retour du GP de France

25 janvier 2012 | 4 commentaires
Catégorie : F1 Leaders, Politique

En novembre 2011, une réunion en haut lieu s’est déroulée à Paris pour trouver un accord entre le circuit du Paul Ricard HTTT et le circuit belge de Spa-Francorchamps. Initialement, les deux pays devaient signer un accord d’ici la fin de l’année. Depuis, plus rien. Le ministre de l’économie belge, Jean Claude Marcourt, a indiqué que le 1er Janvier 2012 rien n’a été fait, comme prévu. « Les français n’adhèrent pas à l’accord. Maintenant, ils semblent attendre. D’ici 4 à 5 semaines, nous avons besoin de clarifier les choses. Nous attendons une réponse de la France. » La pression monte, mais de quel accord parle-t-on ?

Découvrir la suite de l’article sur Sport-Cars.fr en cliquant ici

Le contraste de Bahreïn

19 janvier 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Hier, 18 Janvier, contraste à Bahreïn. La police a tiré des balles de caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui tenaient à protester contre l’interdiction de manifester pour les Chiites, décrété par le royaume. Aucun rapport immédiat sur des blessés ou des arrestations selon l’AFP.

Dans le même moment, le président de l’assemblée général du Bahreïn, Nassir Abdulaziz Al-Nasser annonce qu’il est encouragé par l’annonce du royaume de mettre en œuvre des réformes visant à renforcer la réconciliation, l’unité et la stabilité du pays. Contraste donc.

Quelque temps plus tard, Sa Majesté le Roi Hamad et Son Altesse Royale le Prince, Premier ministre Khalifa bin Salman Al Khalifa, ont souligné d’une même voix hier encore :  le besoin urgent d’orienter la région loin des conflits et des tensions. Estimant que le Bahreïn était la clé de la stabilité régionale, à la lumière de sa participation active dans la communauté internationale.

En Novembre 2011, le Secrétaire général des Nations Unis, Ban Ki-moon, avait appelé le gouvernement du royaume à mettre en œuvre les recommandations de la Commission d’enquête indépendante, qui avait conclu que les forces gouvernementales avaient utilisées une force excessive lors de manifestations civiles en Février et Mars de l’année dernière. Hier, le Général Mattis, des forces armées américaines dans le Golfe a souligné l’initiative de paix de Bahreïn. Encore un contraste.

Le royaume de Bahreïn souhaite établir la stabilité politique dans cette région du golfe, en appliquant une répression encore massive auprès de manifestations, largement étouffée dans le sang depuis environ une année. Une manière de voir les choses donc. Mais, quel contraste entre une politique étrangère et une politique intérieure.

Peugeot Sport : la stratégie de partir

19 janvier 2012 | 7 commentaires
Catégorie : Politique

Mauvaise nouvelle pour le sport automobile français. En marge des annonces sur l’emploi du Président Nicolas Sarkozy, (un lien ?)  le groupe PSA annonce le retrait pour raison budgétaire de son programme endurance. Après avoir investi dans un programme hybride diesel sur la 908, le constructeur abandonne donc la compétition. Par la petite porte.

Un programme ayant un coût d’environ 75 millions d’euros (dont Total qui en finançait 20 millions d’euros), mais les résultats de la marque au lion ont été décevant (une seule victoire depuis 2007), alors que la 908 a été la plus véloce sur la piste mancelle. Reste une question : faut-t’il se retirer ou continuer à voilure réduite ?

PSA a toujours été partisan du retrait. Jusqu’à présent cela lui a réussi. Son retour à la fin des années 90 en WRC, a été un succès, tout comme le programme 908 (même si celui-ci peut être un peu mesuré avec une maigre victoire face à Audi). Mais, le projet endurance met surtout en lumière la difficulté d’un plan sportif. Beaucoup d’investissements, mais une rentabilité au couperet. PSA préfère le retrait, plutôt que d’engager une seule 908 officielle et une autre privée par exemple, le temps de voir venir.

Le parallèle avec Renault Sport est intéressant. L’unité moteur F1 du constructeur français est active depuis 1987, date du programme V10 à Viry-Châtillon. Même sous la forme Mecachrome et Supertec entre 1998 et 2000, rien n’a été stoppée. Le constructeur au losange a arrêté son investissement dans son équipe fin 2009, pour devenir un motoriste à succès, fort de deux titres des constructeurs avec Red Bull Racing et Sébastian Vettel en 2010 et 2011. La preuve qu’il faut rester, même en réduisant les ambitions.

Honda est revenue dans les années 2000, mais très loin de son succès des années 80/90, malgré des investissements massifs pour retrouver son lustre. Idem pour BMW, qui a fait illusion durant une certaine période face à Mercedes-Benz il y a 10 ans. La marque munichoise a dépensée beaucoup d’argents dans l’aventure. Pour finalement rien en retour.

Peugeot a fait de la Formule 1 entre 1994 et 2000, avant de céder son programme à un obscur consortium asiatique, Asiatech, qui liquidera l’actif en 2002. Un beau gâchis à chaque fois donc.

F1- FIA et CIO

11 janvier 2012 | 3 commentaires
Catégorie : Politique

Partageant les valeurs du sports pour un monde meilleur, la FIA est très heureuse de pouvoir aujourd’hui rejoindre la famille olympique. C’est avec une évidence légitime que la FIA s’engage à respecter la Charte Olympique, soit notamment :

  • établir et mettre en vigueur, conformément à l’esprit olympique, les règles relatives à la pratique de ses sports et de veiller à leur application
  • d’assurer le développement de ses sports dans le monde entier
  • de contribuer à la réalisation des buts fixés dans la Charte Olympique, notamment par la diffusion de l’Olympisme et de l’éducation Olympique.

La reconnaissance par le CIO est accordée à titre provisoire pour une durée de deux ans. Le CIO invite la FIA à mettre en place prochainement une Commission des Athlètes afin que cette reconnaissance soit définitivement entérinée.

La FIA se félicite de rejoindre le mouvement olympique et affirme toute sa volonté de s’engager dans les activités du CIO et de ses commissions.

Jean Todt, Président de la FIA, s’adressera par un courrier destiné aux 129 clubs nationaux membres de la FIA, les invitant à respecter et partager les valeurs de l’olympisme.

 » Je suis très heureux que la FIA soit aujourd’hui un membre à part entière de la famille Olympique, confirmant tous les efforts entrepris dans l’univers du sport et notamment les valeurs de Respect, d’Excellence et de Solidarité que nous partageons activement avec le mouvement olympique. « 

Précisons que la FIA cherchait depuis près de 20 ans à avoir une reconnaissance du CIO.

Voir Bahrein ou…

10 janvier 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Hier, Lundi, la cour de cassation de Bahrein a annulé la condamnation à mort de deux chiites et l’emprisonnement à vie de trois autres condamnés, pour avoir tué deux policiers lors des troubles qui ont animé le pays l’an dernier. La complication du tribunal militaire, mis en place pour régler les problèmes liés aux manifestations de l’hiver dernier sont largement influencé par la politique.

Cette annulation fait acte de la médiatisation du prochain Grand Prix de Bahrein, dénoncé par les Droits de l’Homme et dont certaine équipe appellent aux boycotts. D’ailleurs, les avocats des accusés affirment que le procès est politique et surtout fabriqué de toute pièce.

Le régime de Bahrein a réagi rapidement, affirmant que la sécurité était garantie désormais. Mais l’ombre d’un traitement par la force du régime de Bahrein, rappel fortement ce que la Syrie subit depuis plusieurs mois maintenant. Il y a quelques temps, un reportage de Canal +, présentait une réalité dans le royaume tout autre que la paix retrouvée. Les émeutes ont souvent lieux et le régime, toujours lui, efface progressivement toute trace de symboles.

Pour l’heure, Bahrein cherche des appuie politique et d’image. Hier, encore, le prince d’Arabie Saoudite, Alwaleed bin Talal, a reçu une lettre du roi Hamad Bin Isa Al-Khalifa de Bahrein. Cette lettre est présentée dans les médias arabes comme un document de bonnes relations entre les deux pays et surtout un flot de bonnes nouvelles pour le royaume. En marge de cette lettre, le prince Alwaleed bin Talal, a affirmé son soutien économique et politique à Bahrein. Un soutien devant rassurer…

FOTA – l’ombre des négociations des Accords Concordes 2013

13 décembre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Avec les départs de Red Bull Racing, Scuderia Ferrari, Sauber F1 et probablement de la Scuderia Toro Rosso à l’avenir, qui ont rejoint Hispania Racing Team (qui avait déjà quitté l’association l’an dernier).  La FOTA semble ébranlée sur sa base, mais reste debout. Dans l’histoire le principe du timing à son importance, avec en toile de fond les prochains Accords Concordes.

Dans le contexte actuel. A partir du 1er Janvier 2012, ses équipes dissidentes peuvent négocier individuellement les prochains Accords avec Bernie Ecclestone. L’équipe Hispania Racing Team tente depuis plusieurs mois d’obtenir un traitement spécifique (20 millions d’euros par année) en échange de sa signature. Mais, pour l’argentier l’équipe espagnole est négligeable politiquement et son impact sera moindre. Ce qui n’est pas le cas de Red Bull Racing et surtout de Ferrari. Ses dernières, peuvent négocier, par exemple, un gain par année de 75 ou 100 millions d’euros. Une manne non négligeable en ce moment.

L’hypothèse du moment est que RBR et Ferrari sont sorties pour cette seule et unique raison. Une autre idée est qu’elles peuvent aussi réintégrer la FOTA une fois la signature réalisée, avec la prime en bonus.

Quoi qu’il en soit, Ecclestone dispose avec ses 4 équipes (peut-être 5 à l’avenir) un socle intéressant. S’il accorde une prime à chacune il touchera l’ensemble du plateau. En effet, HRT terminant 11ème du championnat touchant la même prime que Caterham qui termine 10ème pourrait déstabiliser le fond de grille et pousser Marussia à signer, voir Tony Fernandes de céder. Tout comme Sauber qui peut toucher 50 millions d’euros, soit l’équivalent de l’équipe Lotus F1 Team, plus performante que l’équipe d’Hinwil. Que penser alors d’une prime possible de 100 millions d’euros, alors que Mercedes et McLaren ne toucheront que 60/70 millions ?

L’intérêt est désormais dans la date du 1 Janvier 2012. Les trois équipes ayant quittées la FOTA peuvent donc, après leur préavis expirant autour du 15 Février 2012, négocier leurs Accords Concordes, proposés par Ecclestone. Un accord qui débutera donc en 2013.

Cette situation ne pourrait pas être bonne pour Ecclestone. Lorsqu’il avait signé son accord stratégique avec Ferrari en 2004, cela a provoqué un statu quo sur les Accords Concordes sur la période 2007 – 2009. Imposant par mémorandum d’offrir 50% des revenus, au lieu des 25% auparavant. Il n’est pas impossible, cette fois-ci,  qu’il soit obligé d’augmenter à 75% la part des équipes, au lieu de 50% aujourd’hui. Ce qui déstabiliserait la situation économique du fond CVC Capital. A moins d’une introduction en bourse prochaine…Car qui accepterait de toucher seulement 25% de gains d’un sport, en investissant près de 8 milliards d’euros pour son rachat ? La marge est belle (250 millions d’euros par année), mais pas assez rentable à l’heure d’aujourd’hui.


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