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Edito Hebdo : l’an zéro pour la Formule 1

Posté le 12 janvier 2009 dans la catégorie : View

Il y a une heure la Scuderia Ferrari a lanceé officiellement la saison 2009 en présentant sa nouvelle monoplace (F60). Première vision du design 2009 aussi, pis l’an zéro pour la Formule 1.

Une remise en question frontale du modèle économique de la Formule 1 mais aussi du sport business. Le football par exemple se remet en question comme l’a fait la Formule 1, autour d’un axe précis : les salaires et l’argent autour des joueurs. Le monde du ballon rond vivait aussi dans une bulle depuis plusieurs années. Le souvenir du transfert de Zinedine Zidane de la Juventus de Turrin au Real Madrid pour 75 millions d’euros avait marqué les esprits, mais depuis les cinq dernières années, les salaires ont explosés. La valeur transfert est redevenue normal, mais les joueurs demandent toujours plus. Un Carlos Teves, (Manchester United) gagne autant qu’un Zidane à l’époque et un Zlatan Ibrahimovich (Inter Milan) a été le premier joueur a cumulé 12 millions d’euros de salaire par an. Record absolu.

La Formule 1 aussi a eu cette dérive, d’un Schumacher à 30 millions de dollars (7 titres de champion) nous sommes passé en 2008 à un Raikkonen à 90 millions de dollars (1 titre). Des pilotes sont payés des fortunes sur la raison de diverses politiques de concurrence, mais le mal est fait et la crise provoque une crise de conscience.

Alors que faire, réduire la voilure ? Les salaires ? Un cap salarial. Je ne pense pas que le cap soit une bonne décision. Elle avait déjà été tentée au milieu des années 90 pour exploser par la suite et provoqué la dérive actuelle. Le souvenir d’un Ayrton Senna gagnant 16 millions de dollars avait irrité Bernie Ecclestone en 1993 et, bien aidé par Flavio Briatore craignant de voir son poulain Schumacher partir chez McLaren, avait imposé un accord moral de limitation de salaire à 6 millions de dollars. C’est-à-dire qu’un pilote était considéré comme bien payé à partir de cette base. Toutefois, cela a provoqué un Schumacher à 25 millions de dollars en 1996 et une explosion financière progressive.

L’an zéro aussi niveau budget des équipes, même si seulement, d’après la première étude réalisé par mes soins, 10% de réduction est à prévoir en 2009 par rapport au budget de 2008.

L’an zéro aussi pour la France qui devra tout reconstruire et ne plus avoir peur (ou honte) de la Formule 1.

Enfin l’an zéro pour l’espoir que la Formule 1 ne devienne plus un sport politique comme ses dernières années. Car certes évoluer dans le sport business n’a rien de choquant, mais tendre vers un sport politique devient lassant et dangereux à terme. Retourner au sport, fondamentaux intemporels de la course. Revenir aux bases de la Formule 1 tout en s’adaptant à son temps. Une bonne idée, mais évitons encor une fois la politique.

L’an zéro de l’espoir donc, après tout c’est encore la période des vœux.

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