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F1 – Bernie Ecclestone : biographie

Posté le 28 octobre 2010 dans la catégorie : Histoire F1

Aujourd’hui Bernie Ecclestone signe sa 80ème année d’anniversaire par une boutade « encore dix ans de plus ! ». L’homme a construit la Formule 1 comme le troisième sport le plus médiatique du monde (après les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de Football). Voici ces grandes dates :

28 Octobre 1930 : naissance de Bernard Charles Ecclestone

1947 : Après des études médiocres, Bernie Ecclestone débute sa carrière de pilote moto en trichant sur son âge et se lance dans le commerce de motos avec un homme d’affaire Fred Compton. Ecclestone rachètera les parts de Compton en 1949.

1950 : passant sur les 4 roues en F3 (Racer 500). Il connait quelques bons résultats sérieux accident qui met fin à sa carrière de pilote. Il investit les premiers bénéfices de son commerce dans un garage auto.

1957 : Ecclestone fait une bonne affaire en rachetant les monoplaces Connaught de Formule 1 après la dissolution de l’équipe et les aligne dans la série hivernal Tasman avec au volant : Roy Salvadori et surtout Stuart Lewis Evens. A cette époque, Ecclestone conseil son ami Lewis-Evens et lui propose pour 1958 d’être son patron d’équipe et son agent. Hésitation et finalement le temps aura fait son choix.

1958 : Ecclestone tente, sans succès de faire qualifier la Connaught en Europe (Monaco surtout). Son ami Stuart-Lewis, pilotant pour Vanwall se tue lors du GP du Maroc cette année là, 6 jours après son accident.

1959 – 1966 : Période trouble pour Ecclestone qui gagnera son premier million de livres sterling dans l’immobilier il est mis en relation via Salvadori, alors chez Cooper, avec Jochen Rindt. En 66, Ecclestone revient comme manager de l’autrichien et lance une équipe de F2.

1968 : Rindt alors chez Brabhram et confronté à la malice d’Ecclestone qui négocie avec Lotus pour l’année suivante : 100.000 dollars de salaire. L’autrichien demande 75.000 dollars à Jack Brabham pour rester chez lui. Refus de l’australien.

1969 : Début difficile chez Lotus, le pilote n’est pas satisfait de ses relations avec Chapman mais décide de rester une année de plus dans l’équipe.

1970 : Rindt devient (le seul) champion du monde à titre posthume après son accident à Monza lors des essais du Grand Prix. Le pilote souhaitait rester une année de plus dans l’équipe de Chapman et construire son équipe avec Ecclestone. Il voulait aussi faire courir Emerson Fittipaldi en F2 en 71 pour un volant F1 en 1972.

1971 : Désemparé par la mort de Rindt, Ecclestone ne fuit plus la F1 et décide d’acheter pour 120.000 dollars les parts de old Jack dans Motor Racing Developpements, la société crée par Ron Tauranac et Jack Brabham, plus connu sous le nom de Brabham.

1972 : Ecclestone est à l’origine de la F1CA (Formula One Constructors Association). Il en sera le secrétaire. Si, officiellement l’organisme est chargé de défendre les intérêts des écuries face au pouvoir sportif, très vite la F1CA apparait comme un véritable contre pouvoir et un formidable moyen de pression. Il est soutenu à l’époque par Enzo Ferrari et Colin Chapman. Il rachète aussi l’intégralité des parts dans Brabham et nomme Gordon Murray comme concepteur en chef de l’équipe.

1974 : Brabham inscrit ses premières victoires en championnat depuis l’époque Jack Brabham avec Carlos Reutemann au volant de la sublime BT44.

1975 : Tension autour de la sécurité entre la F1C,  le CSI (ancêtre de la FIA) et l’association des pilotes, après une série d’accidents. Progressivement l’association s’occupe de négocier avec les promoteurs de circuits les primes et développe son pouvoir. Ecclestone signe un contrat avec Martini de 3 millions de dollars par année et conclu un accord avec Alfa Romeo pour un moteur gratuit.

1976 : la F1CA augmente de 100% les primes exigées pour participer aux GP. Le contre pouvoir débute, toujours de manière progressive.

1977 : Jean Marie Balestre, lors d’une conférence de presse à Monza, fustige le pouvoir de la F1CA. Ecclestone signe Nikki Lauda (500.000 dollars de salaire) et Parmalat (8 millions de budget) pour 1978.

1978 : la F1CA devient la FOCA. Balestre sera élu président du CSI qui deviendra FISA. Ecclestone signe un nouveau type de contrat avec le circuit de Montréal. Première piste non permanente hors urbain. Lauda gagne en Suède avec la fameuse Brabham BT46B aspirateur. Interdite par la suite sous la pression de Lotus et McLaren.

1979 : Contre pouvoir des GP, la FOCA tente de négocier directement avec la FIA sans passer par le CSI qui devient cette année là la FISA. Balestre contre attaque et souhaite obtenir les pleins pouvoirs sur les Grand Prix de F1. Nikki Lauda quitte la F1  après avoir négocier son contrat de 2 millions de dollars pour 1980 et 1981 et son équipier Nelson Piquet devient leader de l’équipe Brabham qui abandonne le moteur Alfa Romeo pour un V8 Ford en fin de saison.

1980 : la FISA change le règlement sur l’effet de sol ce qui provoque une tension avec la FOCA. En Espagne, la FOCA organise le GP en ignorant l’interdiction de la Fédération, qui annule le résultat et exclu Ecclestone du comité exécutif de la FISA. La F1 est désormais divisée en deux clans : la FISA (les légalistes) et la FOCA (les autres). La FOCA annonce son championnat du monde de F1 parallèle pour 1981. Brabhram et Nelson Piquet manque le titre de champion du monde cette année là face à la Wiliams d’Alan Jones.

1981 : L’affrontement FISA – FOCA se poursuit et devient de plus en plus dur en début d’année, avant de se refroidir en Mars par la signature des premiers Accords Concordes qui règlent les problèmes de pouvoir : la FOCA traitera directement les contrats avec les promoteurs de circuit et les chaines de télévision. Nelson Piquet avec la Brabhram BT49 devient champion du monde, malgré la controverse de la hauteur de caisse variable.

1982 : Ecclestone signe avec BMW, après avoir discuté avec Peugeot – Talbot. Cette année là Brabhram dispose de deux voitures : une, pour Piquet avec le moteur turbo BMW et l’autre pour Patrèse avec le V8 Ford.

1983 : second titre de champion du monde pour Nelson Piquet. Ecclestone signe avec Pirelli pour 3 millions de dollars annuel et augmente le salaire de Piquet qui touchera pour 1984 et 1985 : 1 millions de dollars par année.

1985 : après deux années décevantes, Piquet quitte l’équipe Brabhram après qu’Ecclestone lui ait simplement proposé 1,5 millions de dollars de salaire pour 1986. Alors que dans le même temps, l’anglais en proposait 6 millions à Niki Lauda. Le brésilien signe pour 5 millions de dollars avec Williams dès l’année suivante.

1986 : Premier Grand Prix dans le bloc de l’Est, avant la chute du rideau de fer, en Hongrie. Après avoir, depuis 1981 négocié un GP en URSS sans succès. Mort d’Elio de Angelis au Paul Ricard, au volant de la Brabhram BT55, lors d’essais privés. BMW annonce son retrait progressif à partir de 1987. Gordon Murray quitte l’équipe pour McLaren et l’équipe survit avec des sponsors italiens.

1987 : Les premiers Accords Concordes sont terminés et un second sur 10 ans est signé. Il garantira l’hégémonie d’Ecclestone sur la discipline. Ecclestone devient vice-président de la FIA. Il vend une partie des actifs de Brabhram à Alfa Romeo pour 5 millions de dollars. Mais garde le nom de Brabhram et ses droits sportifs. Premier GP du Japon à Suzuka.

1989 : il vend Brabhram à des investisseurs pour environ 5 millions de dollars et se consacre exclusivement à la Formule 1. IL débute alors sa campagne d’augmentation des droits TV. TF1 qui diffusait la discipline est remplacé dès 90 par La Cinq contre 6 millions de dollars (12 fois plus que TF1 à l’époque). L’explosion des chaines commerciales privées en Europe va favoriser les choses.

1991 : l’avocat de la FOCA, Max Mosley devient président de la FIA, explosion de l’audience depuis 1988 avec le duel Senna- Prost à la télévision.

1994 : le chiffre d’affaire de la Formule 1 franchit le cap des 100 millions de dollars annuel. La mort d’Ayrton Senna à Imola cette année là va bouleverser la discipline mais ouvrir une nouvelle ère. L’année suivante la FIA accorde pour 14 ans les droits commerciaux de la F1 à la FOM.

1997 : Tyrrell, Williams et McLaren refuse de signer les nouveaux Accords Concordes dans un premier temps. Souhaitant des nouvelles garanties face à Ferrari surtout. Dans le même temps, la commission européenne se penche sur l’empire de Bernie Ecclestone. Développement de la télé par satellite de la F1. Canal + signe un contrat de 10 ans pour 600 millions d’euros.

1998 : les nouveaux Accord Concordes sont signé pour 10 ans. Ecclestone à un projet d’entrée en bourse de la Formule 1, mais doit rendre moins opaque ses comptes. L’anglais négocie un prêt de 1,4 milliard de dollars auprès d’une banque hollandaise pour le développement de la F1. Somme qui sera reversée sous la forme de dividende à Ecclestone.

1999 : Ecclestone continue son projet d’introduction en bourse, mais devant le refus des hautes instances économiques et politique, il ouvre son capital à la banque Morgan Grenfell pour 325 millions de dollars (12,5%)

2000 : 37,5% de la société d’Ecclestone (SLEC) est vendu à une autre banque américaine pour 725 millions de dollars. Quelques temps plus tard, la société allemande EM.TV reprend les 50% pour 1,5 milliard de dollars.

2001 : Kirch Média reprend les actions d’EM.TV et 25% pour 1 milliard et instaure une inquiétude sur l’avenir de la F1 comme grand sport médiatique. Ecclestone s’octrois pour 100 ans les droits commerciaux de la F1 pour 350 millions de dollars. Début de tension avec les constructeurs sur la répartition des droits TV (25% pour les équipes). Fort de ses milliards, Ecclestone investira dans le club de Gstaad en Suisse.

2004 : 7ème titre de Michael Schumacher, qui est devenu un des sportifs les plus riche du monde (derrière Tiger Woods) offre une prospérité incroyable à la F1. Cette année là le chiffre d’affaire s’élèvera à 650 millions de dollars. Le GPWC (association des constructeurs) menace d’établir un championnat parallèle en 2008, si Ecclestone n’accorde pas de crédit à leur demande. Premier GP de Chine et au Moyen-Orient avec Bahreïn.

2005 : Les banques actionnaires de la F1, depuis la chute de l’empire Kirch en 2002, vendent leurs actions au fond d’investissement CVC pour 2,5 milliards de dollars. Ecclestone signe avec Williams et surtout Ferrari un accord 2008-2012 visant à déstabiliser l’association des constructeurs. La FIA entre en scène dans le conflit.

2006 : Michael Schumacher se retire de la Formule 1.

2007 : les équipes du GPWA signe un mémorandum 2008-2010 visant à obtenir durant 3 ans 50% des droits de la F1.  L’affaire d’espionnage entre McLaren et Ferrari bouscule durablement l’image de la Formule 1. Ecclestone investit dans le club des Queens Park Rangers. CVC Capital absorbe la série GP2.

2008 : Crise financière, l’actionnaire et préteur de la F1, Lehmann Brother fait faillite. Honda quitte la F1. Mosley annonce une série de mesure drastique pour réduire les coûts en F1. Le moteur standard est né, ainsi que l’idée d’un budget plafond. Signature du GP d’Inde ainsi qu’Abu Dhabi. La Formule 1 franchit le milliard de chiffre d’affaire annuel.

2009 : le GPWC devient FOTA et débute sa campagne contre la FIA de Max Mosley sur les règlements. La tension est très importante et poussera les constructeurs à annoncer en Juillet l’établissement d’un championnat parallèle, Ecclestone envisage une nouvelle introduction en bourse pour résoudre le problème.  Un accord sera trouvé et un accord de réduction des coûts : RRA, ainsi que de nouveaux Accords Concordes 2010-2012 sont signés. Scandale du Singapour Gates ébranle une nouvelle fois l’image de la F1. Flavio Briatore, partenaire d’affaire d’Ecclestone quitte la F1 en fin d’année. Toyota annonce son retrait, comme BMW. Renault vend la majorité de ses parts. Virgin, HRT et Lotus arrivent en F1 pour 2010. Mosley quitte la présidence de la FIA, remplacé par Jean Todt en fin d’année.

2010 : Après plusieurs sorties dans la presse hasardeuse, provoquant un malaise, Ecclestone se concentre sur les affaires. Il signe un accord avec Austin et Sotchi pour ouvrir de nouveaux marchés.

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