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F1 – L’ère du consulting plutôt que de l’agent

Posté le 20 janvier 2011 dans la catégorie : View

L’année 2010 de Formule 1 a été révélatrice d’un phénomène qui entrera dans la durée. Tout le monde, les pilotes surtout, c’est rendu compte que Lewis Hamilton n’avait plus d’agent et, qu’en super star qu’il est dans le paddock, tout va bien dans la gestion de sa vie sportive. Même si la frontière entre le privée et le professionnel n’a pas été facile à gérer, le champion du monde 2008 est satisfait. De fait, Sébastian Vettel, le nouveau champion du monde 2010 de Formule 1,  a décidé de se passer, lui aussi,  d’agent. Il a négocié avec force et malignement ses contrats futurs avec Red Bull et Red Bull Racing.

Pourtant les deux hommes ont été courtisés par les plus grands : Julian Jakobi, l’agent de Prost, Senna et Montoya, et Willi Weber, l’agent historique de Michael et Ralf Schumacher. Déjà en 2007, ce même Ralf Schumacher avait quitté la sphère de son mentor pour gérer seul sa carrière. Notons aussi que Weber c’est déclaré il y a deux jours comme « voulant être l’agent de Vettel. »

« Pourquoi aurais-je besoin de quelqu’un pour faire quelque chose que je peux faire seul ? » s’interrogeait Gerhard Berger il y a quelques années sur le sujet des agents. Lui, tout comme Niki Lauda et Nigel Mansell n’ont jamais eu d’intermédiaire pour gérer le court terme.

Progressivement d’agent, les pilotes ont eu besoin d’avocat d’affaire, puis désormais plus rien. En 2004, Jenson Button via sa société avait sous contrat plusieurs agents. Pour gérer sa carrière ? Non pour une seule chose : le consulting.

« Chaque fois qu’il me rencontre, Lewis m’accorde beaucoup de temps. Environ 30 secondes » avaient lancé Julian Jakobi en août 2010. L’étroite marge de manœuvre des agents rendent le travail impossible. D’un extrême à l’autre, d’hyper agent à simple clientèle à commission, la majorité de sportifs se passent des services de ce type de personne dans leur sphère professionnelle et personnelle. L’avenir ? Le conseil.

Agence

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6 Commentaires pour “F1 – L’ère du consulting plutôt que de l’agent”

  1. Loyola dit:

    Ce type de structure est très proche de ce que l’on voit de plus en plus dans le showbusiness US où à partir d’un certain niveau de valorisation un talent pour peu qu’il soit libre de ces droits a tout intérêt économiquement a créer une structure ad hoc gérant sa carrière, son images et ses contrat plutôt que de rester dans une agence.

    Cela n’empêche nullement de continuer à s’appuyer sur les services et les savoir faire des grandes agence mais cela se fait dans un rapport de force fort différent et bien plus rentable.


  2. ATYPIK dit:

    Quand on voit le fiasco de la gestion de la carrière de Hulk par Weber, (Hulk est sans volant en 2011 malgré son talent !!), on a envie de dire à Vettel et à d’autres pilotes ; n’allez surtout pas filer votre fric à un type incapable de raisonner avec anticipation et de trouver des sponsors en temps voulu (cf. Williams ; si Weber avait écouté les réticences de FW, il aurait fait son boulot : trouver rapidement des sponsors pour que Hulk garde son volant en 2011. Etre agent juste pour toucher sa comm, c’est facile et ce n’est plus d’actualité.


  3. Loyola dit:

    Etre agent, n’est jamais facile :cool: :grin:


  4. Lotus62 dit:

    Je pense qu’il y a des agents et des structures qui méritent leur argent… mais dans le cas WEBBER – HULKENBERG, j’ai eu l’impression que WEBBER fait le complexe Schumacher: pendant des années, Schumi était tellement convoité qu’il obtenait d’office ce qu’il voulait, WEBBER a cru pouvoir faire la même chose avec HULKENBERG mais la situation économique a changé… et HULKENBERG n’est pas (encore?) Schumi.

    Par contre il semble que D’AMBROSIO peut sérieusement remercier Genii Capital car il a obtenu un volant, certe pas le meilleur, avec un budget raisonnable alors qu’il n’avait peut-être ni le meilleur palmarès (attention je n’ai pas dit qu’il était nul, loin de là) ni , et de loin, le meilleur budget. Dans son cas, son agence a réussi à convaincre qu’il était un bon choix.


  5. Loyola dit:

    Il me semble qu’au moment où la décision de Williams est tombé, il ne restait pas grand chose comme baquet réellement convoitable sans pour autant déchoir.

    Pour un garçon de 23 ans, il n’est peut-être pas saut de faire l’impasse sur 2011 pour préparer un retour dans de bonnes conditions en 2012.


  6. Lucky dit:

    Loyola dit:

    20 janvier 2011 à 11:06
    Etre agent, n’est jamais facile

    je confirme agent de sportifs ou d’artistes c’est avoir le cul entre 2 chaises en permanence.

    aujourd’hui être agnet ce n’est pas représenter une personne mais créer une valeur ajoutée autour de la personne

    et ça c’est un job de consulting et d’événementiel



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