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F1 – Pilote N°1, égalité et équité

Posté le 29 février 2012 dans la catégorie : Management

La phrase est annoncée, comme un constat. Mais, l’image est tout de même plus forte : « Nous pouvons admettre que nous pensons différemment des autres, pour gagner de façon constante, nous ne sommes certainement pas ce genre d’entreprise. » lance Jonathan Neal en parlant du choix d’établir, dans une équipe un rôle de premier pilote et de second pilote. Une démarche qui n’a jamais fait partie de l’histoire de McLaren.

Il est vrai que l’équipe de Woking n’a jamais signée de contrat de pilote N°1 ouvertement. Des pilotes comme Niki Lauda, Alain Prost, Ayrton Senna voir Mika Hakkinen se sont imposés par leurs talents et donc payés en conséquence. Contrairement à l’équipe Williams qui a toujours préférée faire le choix d’un pilote N°1 : Alan Jones, Nelson Piquet, Nigel Mansell, Alain Prost, Ayrton Senna, Damon Hill, Jacques Villeneuve et même Ralf Schumacher.

Egalité ou choix ? Le débat est vieux comme le monde en Formule 1, ou déjà Team Lotus dans les années 60/70 faisait le choix d’un seul pilote, tout comme Tyrrell et même Ferrari. Toutefois, depuis 20 ans, le statut des champions du monde est intéressant.

Depuis 1991, 11 titres ont été acquit par des pilotes désignés N°1 par leurs équipes, 8 par le principe de l’équité technique et seulement 2 par l’égalité de traitement (1996 entre Damon Hill et Jacques Villeneuve chez Williams, ce qui est la seule fois à signaler d’ailleurs et 1998 entre Mika Hakkinen et David Coulthard chez McLaren, car DC avait fait une meilleure saison en 1997 que son équipier finlandais).

Le principe d’équité prend donc toute sa mesure. L’idée est bien différente de l’égalité de traitement. Les chances sont équivalentes au début de saison, mais le résultat impose ensuite un leader naturel. C’est Ron Dennis, depuis le départ d’Alain Prost et ne voulant pas désigner ouvertement un pilote N°1 dans l’équipe McLaren, qui a mis les bases de ce principe pour satisfaire Ayrton Senna. Renault en 2005 et 2006,  Ferrari, époque 2007 – 2009 et Red Bull aujourd’hui sont dans cette optique.

Reste que la manière la plus efficace est de désigner un seul pilote et se concentrer dessus. Depuis 1950, 39 champions du monde ont été désigné N°1, 14 étaient traités à égalités (d’où cette légende) et 9 par équité.

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9 Commentaires pour “F1 – Pilote N°1, égalité et équité”

  1. Lotus 62 dit:

    L’histoire démontre que les deux méthodes ont leurs inconvénients:

    En 1973, Jackie STEWART a eu le titre parce que Lotus, pour une fois, avait deux pilotés à égalité (Peterson et Fittipaldi) ce qui leur a fait perdre le titre pilote…et Fittipaldi qui est parti chez McLaren en 74.

    En 1999, après l’accident de Schumacher à Silverstone, Ferrari, avec IRVINE, n’a plus fait que de la fuguration et perdu toutes ses chances tant pour le titre pilote que constructeur.

    L’année dernière, il est inutile de rappeler la position de Renault après l’accident de KUBICA.

    Donc, les deux solutions ont des inconvénients… mais il est également clair qu’il faut pouvoir payer et attirere ou retenir un Champion en lui annonçant qu’il aura un équipier à égalité. Alonso veut clairement être premier pilote, la seule fois où il ne l’a pas été, chez McLaren, il est parti avant la fin de son contrat.


  2. Super Alonso dit:

    L’affaire est complexe:

    Nombreux sont les 1ers pilotes qui exigent un rôle de support de leur coéquipier. L’Ecurie n’a pas le choix, sinon elle perd son 1er pilote. Les 1ers pilotes sont tout simplement très souvent les plus rapides. Point barre.

    Enfin, le gros problème de la parité – outre la rivalité intra-team nuisible à l’équipe (et Williams en a connu beaucoup :Jones-Reutemann, Mansell-Piquet, …)- le gros problème est que les pilotes vont se « piquer » des points parmis. Or si le championat est serré, l’équipe risque de tout perdre.


  3. Lotus 62 dit:

    @Super Alonso

    Tout à fait d’accord. Comme je l’ai écrit, en 1973, FITTI et PETERSON se sont tellement bien pris des points entre eux que STEWART a été champion du Monde.

    Mais il y a aussi un autre problème: la cohabitation PIQUET – MANSELL s’est très mal passée même pour le développement de l’équipe parce que MANSELL avec une voiture réglée par PIQUET était un peu plus rapide que ce dernier…par contre, il n’avançait pas s’il devait régler sa voiture lui-même. Résultat, PIQUET a commencé à cacher des informations et à modifier ses réglages en dernière minute pour que MANSELL n’en profite pas. PIQUET ne voulait pas faire tout le travail de réglage pour ensuite se faire battre par MANSELL et MANSELL refusait de rester derrière PIQUET … mais acceptait de rpendre ses réglages.


  4. Mysticcondor dit:

    Un voiture égale pendant la mi-saison. Battez-vous et ensuite on désigne le leader. Ainsi c’est clair. Le numéro 2 devra joué fair-play et pour l’équipe. Sport d’équipe comme le foot , basket,… Mais bon quand les égos surdimensionnés se croisent :idea:


  5. nagash dit:

    je suis d’accord avec Mysticcondor, le top est de les laisser une demi saisons pour que que le meilleur émerge mais le problème est l’égo des pilotes pas possible avec un Alonso par exemple, par contre je trouve que la manière de faire de Mac-Laren est la bonne. je suis pas pour le porteur d’eau et le n°1 a la limite faire comme Lotus prendre un jeune avec quasis 0 expérience et un confirmé car dans se cas m^me si la voiture est vraiment au top le jeune pilote peux s’illustrer et prendre de l’assurance et de l’expérience dans de bonne condition.

    Encore une fois Mac-Laren quand il on lancé Hamilton on fait de la sorte et on connait la suite


  6. jack dit:

    « Les chances sont équivalentes au début de saison, mais le résultat impose ensuite un leader naturel. »

    Voilà, c’est comme ça que ça doit être.
    Et d’accord avec Mysticondor et Nagash, au début les pilotes doivent être à égalité, même si l’un des deux est champion et pas l’autre. On a déjà vu des petits débutants faire mieux que des pilotes expérimentés donc…
    Après, qu’il y ait un pilote en meilleure position pour remporter le championnat à mi-saison, là d’accord. Sans aller jusqu’au porteur d’eau qui se plaque derrière son n°1 et ralentit les autres comme le faisait Barrichello.
    Enfin je pense qu’il n’y a même pas besoin de consignes dans ces cas-là. A moins que le pilote ait un égo surdimensionné, il ne va pas faire des crasses à son collègue-prétendant-au-titre juste pour gagner des points alors que lui-même n’a aucune chance au championnat.


  7. Lotus 62 dit:

    @nagash et Mysticcondor

    Laisser les pilotes se battre une demi-saison est un peu artificiel:
    1. ils peuvent perdre le titre durant cette demi-saison: on a très souvent vu le titre se jouer à la dernière course pour très peu de points
    2. Cela ne règle pas le problème PIQUET-MANSELL: on ne pouvait pas reprocher à l’époque à PIQUET de ne pas donner à MANSELL le « bâton pour le battre » en lui donnant ses réglages. Dès lors, dans une telle situation, les deux pilotes doivent-ils éviter de s’aider et se comporter comme deux adversaires? Ils sont quand même équipiers…et (grassement) payés par l’équipe.
    3. Quid si à la mi-saison les deux pilotes sont quasiment à égalité? On fait comme Porsche au Dakar: on joue cela à pile ou face?

    L’idée du jeune pilote est intéressante (et peut donner des résultats: CEBVERT – malheureusement trop tôt décédé – avait pu se former aux côtés de STEWART; SCHUMIACHER avait pris MASSA sous son aile,…)…mais cela veut aussi dire ne pas courrir pour le championnat du monde des constructeurs.

    Il n’y a, malheureusement, pas de solution miracle.


  8. Yohann dit:

    Si je peux me permettre Marc, Häkkinen a toujours été le n°1 chez McLaren, et ce dés le départ de Senna fin 93. Son accident de 95 (où il faillit perdre la vie) a fait naître des liens extrêment étroits avec Dennis qui le considérait comme son fils. Les performances plus qu’honnorables de Coulthard en 96 et 97 n’ont pas suiffies à brouiller cette entente (en témoigne les consignes radio des Grands-Prix d’Autralie et d’Europe 97 que beaucoup oublient lorsqu’ils critiquent « Todt FM »…) La position d’un pilote au sein de son équipe ne se fait pas seulement via la performnce sportive mais également sur l’entente, les antécédents, les projets, les sponsors. Et à ce jeux Coulthard était de toutes façons condamné à être un n°2..

    Quant à la politique de McLaren aujourd’hui que tout le monde trouve super, ils ont beau être toujours aux avants postes, ils ne gagnent toujours pas !! un seul titre conquis à l’arraché depuis 2000 alors que cette équipe bénéficie d’une stabilité technique, financière et humaine exceptionnelle… Est-ce la bonne technique ?? L’histoire retient beaucoup plus le résultat que la manière…


  9. Mysticcondor dit:

    En l’espace de quelques courses, on peut vite se rendre compte qui domine qui. Je pense que McLaren se la joue Sainte-nitouche. Les 2 pilotes ont déjà leur avenir tout écrit dans l’équipe. Laissons une chance à chacun et ce durant une courte période afin de ne pas mettre à néant les ambitions de l’équipe.

    RedBull a toujours préféré Vettel ;
    Ferrari c’est Alonso ;
    McLaren, C’était Hakkinen. Cela aurait dû être Hamilton, mais Button a réussi, grâce à son talent à s’imposer comme une valeur sûr au grand daim d’Hamilton qui a vite flanché ;
    Pour mémoire, la bombe à retardement de la cohabitation Alonso- Hamilton.

    Une équipe avec 2 top pilotes, c’est se tirer une balle dans le pied : Ok, si on gagne sur tous tableaux (Schum et Barichello) mais si ta voiture ne termine pas à chaque fois à la première ou deuxième position (Hamilton –Button), l’équipe stagne.
    On se souvient de la fin ridicule et chaotique Alonso et Hamilton.

    Les équipes qui ont une certaine continuité semblent tout miser sur un seul pilote (McLaren semblait miser sur un Button porteur d’eau et plus sage qu’un Alonso mais c’était se mettre le doigt dans l’œil. …Enfin c’est mon ressentit).

    Si j’avais 6 courses pour prouver ce dont je suis capable, je ferais tout pour battre mon équipier. Dans la vie quotidienne, on n’a jamais assez de temps pour prouver notre valeur. Il faut être performant dès le début.



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