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F1 – une valeur médiatique divisée par 2 ?

Posté le 7 avril 2011 dans la catégorie : Analyses

Jean Todt a raison lorsqu’il parle d’une perte d’intérêt de la Formule 1. Dans Auto Motor und Sport, le président de la FIA a annoncé que « La Formule 1 est toujours un sport très populaire. Mais les choses sont différentes aujourd’hui. Des chiffres récents montrent que nous connaissons une baisse de téléspectateurs. Les gens ont bien d’autres façons de dépenser leur temps de loisirs. … Donc, nous devons nous poser chaque jour la question de ce que nous pouvons faire pour améliorer le spectacle. »

Les temps changent, mais un détail est assez intéressant à démontrer. Au-delà de l’intérêt général,  en baisse pour la discipline reine (à la télévision, internet et presse ne nous voilons pas la face non plus), c’est surtout l’impact sur la valeur médiatique qui a bien changé.

Souvenez-vous, l’an dernier, la banque Santander avait régulièrement communiqué sur son impact médiatique en Formule 1. Pour 50 millions d’euros, l’établissement espagnol avait obtenu une valeur médiatique de 250 millions d’euros, soit 5 fois plus que son investissement sponsoring en Formule 1. Une valeur qui a fait valeur de base durant ses 10 dernières années.

En 2009, Virgin a bénéficié d’une valeur médiatique de 56 millions d’euros avec Brawn, alors que son investissement en sponsoring était d’environ 5 millions d’euros (plus de 10 fois l’investissement).

Mais, il ya  quelques jours, Jean François Caubet de Renault Sport a indiqué que pour 1 euros investit en Formule 1, le retour est de 3 euros médiatiquement. C’est-à-dire un ratio de 1 pour 3.

Ce qui signifie que l’intérêt pour la Formule 1 a été réduit par deux depuis 12 mois  ? Probablement.   Toutefois,  l’impact est encore réel et suffisamment fort pour que la discipline reste rentable pour un sponsoring et investissement.

La Formule 1 est organique, il faut observer depuis 5 ans ses fluctuations d’intérêts auprès des fans. Mais ceci est une autre histoire…

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6 Commentaires pour “F1 – une valeur médiatique divisée par 2 ?”

  1. Cronos dit:

    L’intérêt pour la F1 est en baisse, ce n’est pas une surprise pour moi.

    La raison est simple : Parce que c’est du business

    Depuis quelques années notamment suite à la dominance de Schumi chez Ferrari,cette désaffection pour la F1 à cette époque était normale, puisque le meilleur gagnait face à une concurrence plutôt molle, du point de vue sport c’était normal MAIS ça voulait dire moins de fric, donc il y a eu une politique de vouloir faire du spectacle, il y a eu bcq de modification dans les règlements dans ce sens, que ce soit d’un point de vue technique et du point de vue sportif. Ce qui et clair c’est que les notions de sport, de course et de compétition s’en sont trouvées altérées à force de vouloir tout contrôler. On a presque plus de bagarres comme du temps Prost Senna, la dernière entre Lewis et Kimi à Spa, la FIA y a mis son grain de sel. Il est clair que vouloir se bagarrer est trop pénalisant pour les pilotes et ces derniers préfèrent jouer placer en faisant l’épicier.

    En gros il existe deux type de public :

    - Les sportifs dans l’âme qui ne sont pas gênés par une course sans dépassements (après tout au foot on a bien des matchs nuls !)

    - Les spectateurs, qui veulent des dépassements, des échanges musclés, de la flotte et de la tôle froissée.

    La ou ça coince c’est que sport est spectacle c’est pas forcément compatible au final Sportifs et spectateurs n’y trouvent pas forcément leurs comptes.

    En plus de ça la voiture est dans une phase négative en terme de marketing (environnement, pollution, cout, crise) la F1 n’attire plus vraiment la foule, surtout que ça coute cher d’aller voir une course. Les circuits nouvelles générations sont beaux mais pas très intéressants pour la F1

    Voila pourquoi d’après moi la F1 est en perte de vitesse


  2. Limacher Marc dit:

    Un jour on m’a dit : « quand on commence à parler business c’est qu’on a plus rien à dire autrement. »


  3. Lotus62 dit:

    Il est intéressant de constater qu’il y a des cycles.

    Quand la Seconde Guerre a débuté, la F1 se portait mal: la domination à outrance de Mercedes et Auto Union avec des financements étatiques gigantesques avait fait fuir la concurrence. Bref le pouvoir sportif cherchait à relancer l’intérêt en créant de nouvelles disciplines (voiturettes) … immédiatement investies par les deux géants. La guerre a eu pour effet de faire disparaître ces deux équipes.

    En 1940, lorsque le Championnat du Monde a été créé, c’était une affaire de passionnés et d’amateurs (dans tous les sens du terme)… bref pas du business. C’est resté comme cela (sous réserve de 18 mois de retour de Mercedes) jusque dans les années 1970. La première équipe « riche » à apparaître étant Ferrari après son rachat par Fiat.

    Ensuite, à la fin des années 1970, début des 80, la F1 s’est développée: les grands constructeurs sont arrivés, la couverture médiatique a explosé, les sponsors ont commencé à vraiment mettre de l’argent.

    C’était le début de la F1 business. Les premières années, c’était merveilleux, il y avait de l’argent et il était dépensé pour améliorer le sport. Ensuiute, la machine s’est emballée. Le but n’est plus d’être en F1 par passion mais d’être en F1 pour faire de l’argent. A partir de là, tous les moyens sont bons pour entretenir la croissance du business…sous peine de voir la machine gripper.

    Nous sommes maintenant dans la situation de l’avant-guerre: trop de moyens sont investis et nécessaire de sorte que ce n’est plus une passion mais uniquement du business. Le seul moyen de relancer la compétition serait de tout recommencer …mais on ne va pas faire une troisième guerre mondiale pour permettre ce recommencement.

    Plus sérieusement, je suis perplexe quant à l’avenir: ce ne sont pas des mesures artificielles (aileron avant puis arrière mobile, pneus « en chocolat », kers et peut-être arrosage des pistes,…) qui va enrayer l’usure de l’intérêt du public. Je pense que la F1 telle que nous la connaissons va disparaître pour renaître sous une nouvelle forme et l’aventure recommencera. Rien n’est immortel en ce bas monde et tout vit selon des cycles.


  4. clemrf1 dit:

    Bonjour alors pour moi c’est surtout du aux CONNNERIES de briatore et eclestone faire des courses dans des pays qui n’ont un gp que grace au pétrol!! Par exemple en France baisse de la f1 car plus de gp plus de pilote plus ecurie et peut être bientôt de la flotte deversé sur du bitume en plein desert pour une course il va falloir arreter

    Bon je vous dit sa car j’ai de l’espoir j’ai 16 ans et bien envie de voir des courses où on laisse les pilotes faire


  5. Lotus62 dit:

    @clmerf1

    Je pense qu’en fait nous disons tous deux la même chose d’une manière différente.

    Ecclestone (qui a fait énormément pour la F1 …avant d’en faire trop), Briatore, Todt (car c’est lui qui décide des règles actuelles du genre eau sur la piste) et consorts vont dans des pays « folkloriques » (soyons gentil) plutôt qu’en France, en Autriche, aux Pays-Bas, aux USA (Long Beach c’était pas si mal),… pour tenter de maintenir à tous prix leur business. Ecclestone a commencé comme…pilote en 1958 (NQ à Monaco sur une Connaught) et était un passionné. Briatore a fait des choses pas mal avec Benetton. Mais maintenant, ils sont, comme disait Brel, devenu « gras comme des cochons ». Ce qui les intéresse, c’est de faire de l’argent pour l’argent et c’est cela le problème. Je ne suis pas choqué par le fait de gagner de l’argent (bravo Mr Williams) mais ce doit être la conséquence pas le but, comme toi, je veux voir des courses pas assister à une séance à la bBourse. Mais ne sommes-nous pas de doux rêveur, comme disait Dutronc: « un vieux con et un petit con? ».


  6. Molto dit:

    Pour Ecclestone et Briatore, je pense que c’est aussi une question d’ego.
    C’est pas seulement de l’argent pour l’argent (Ecclestone a plus de fric qu’il ne pourrait en dépenser ce qui lui reste de vie – sans être méchant; même s’il claquait un million par semaine), c’est aussi pour se sentir le plus fort, celui qui arrive toujours à avoir le deal avantageux parce qu’il est intraitable en affaires, et que tous mangent dans sa main.
    Sans faire de philosophie de comptoir…



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