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GP USA : un modèle économique quasi impossible

Posté le 22 juin 2011 dans la catégorie : Analyses

Comment un promoteur tente t’il de convaincre des pouvoirs publics, retissant, que son projet est le meilleur et que l’investissement sera rentable ? En commandant une étude d’impact économique. C’est ce qu’il s’est réalisé à Austin0. Les résultats sont spectaculaires et permet surtout de comprendre quelle modèle économique a choisi la ville texane.

Don Hoyle, économiste reconverti dans l’étude d’impact économique de projet, a chiffré que l’organisation du Grand Prix des USA, sur le prochain circuit d’Austin, rapporterait à la région un chiffre d’affaire de 200 millions d’euros envions et surtout un retour d’impôt de 18,5 millions par an.

Cette étude est sujette à controverse, car elle est très au-dessus des normes de la Formule 1. SAS Albert II de Monaco a indiqué que son GP rapportait 100 millions d’euros en 2011. Une indication, car ce chiffre est la moyenne de l’impact des circuits de Formule 1 sur l’économie d’une région ou pays. Donc deux fois moins que l’étude d’Austin.

Ce qui est intéressant est le retour d’impôt qui a été chiffré à 26,6 millions de dollars (soit 18,5 millions d’euros). C’est-à-dire que le la ville d’Austin héritera de cette somme tous les ans avec le Grand Prix de Formule 1. Comparons avec les 25 millions de dollars (17,5 millions d’euros) d’allocation circuit (avec majoration de 5% tous les ans) et le miracle s’opère ! Le circuit d’Austin fonctionnerait par autofinancement. Les pouvoirs publics ne débourseront qu’une fois 25 millions de dollars et qu’ensuite, l’héritage des impôts permettra de financer le projet jusqu’à la fin du contrat en 2021…

La réalité est toutefois bien différente. Nous pouvons estimer que l’impact du GP F1 sur Austin sera de 120 millions d’euros la première année (180 millions de dollars), mais que cela sera dégressif pendant 3 ans (une moyenne des circuits F1) avant de se stabiliser autour d’un impact de 100 millions d’euros à l’horizon 2015. Ce qui signifie surtout que le retour d’impôt ne serait que de 11.5 à 9 millions d’euros. Bien loin des objectifs d’autofinancements. L’Etat du Texas devra mettre tous les ans la main à la poche à hauteur de 10 millions d’euros pour assurer durant 10 ans son Grand Prix de Formule 1.

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Un Commentaire pour “GP USA : un modèle économique quasi impossible”

  1. Walda dit:

    Une question cependant, l’étude prend-elle aussi en compte les retours de taxes et impôts consécutifs à la seule construction du circuit d’Austin ? Charges sur les salaires des ouvriers et employés, transporteurs, etc. ?



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