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Note du Mardi – Les limites du storytelling F1

Posté le 19 juillet 2011 dans la catégorie : Note du Mardi

L’aveu est révélateur d’un contexte qui change désormais dans le sport et surtout en Formule 1. « Notre performance sur la piste étaient si mauvaises,  que les pourparlers n’auraient rien apportés avec les sponsors de toute façon » lance le PDG de Williams, Adam Parr.

Pire, Parr précise que c’est aussi le cas avec les sponsors acquits, estimant que la crédibilité de l’équipe anglaise a été atteinte. La réalité est que nous avons, en Formule 1 atteint les limites du marketing storytelling. La crise est toujours présente et les résultats sur la piste restent le seul élément tangible,  pour définir une stratégie.

Lorsqu’en Février, le projet Williams F1 d’introduction en bourse a été annoncé, dès le début le principe de « plate-forme marketing » a été dévoilé comme l’avenir du team anglais 9 fois champion du monde des constructeurs. C’était la première fois qu’une équipe de Formule 1 s’introduisait en Bourse. Une belle histoire. Las, aucun nouveau sponsor n’est venu soutenir les ambitions et l’usine de Grove a signée, pour trois années environ, Pastor Maldnoado, largement soutenu par son pays, le Venezuela. La situation est inquiétante, car le problème touche aussi les jeunes équipes, qui peinent à trouver de réels sponsors pour assurer leur avenir. Mais, il n’y a pas que le fond de grille qui reste touché. Tout le paddock souffre.

Banco Santander souhaite réduire son implication dans Ferrari à partir de 2013. Alors que l’accord initial indiquait le contraire. La banque espagnole avait installé un storytelling autour de Ferrari – Fernando Alonso, qui plafonne aujourd’hui aux résultats des machines italiennes sur la piste. L’an dernier, le retour d’image (valeur médiatique) était de 25 millions d’euros pour 3 mois pour un total de 250 millions d’euros d’impact. Un très bon résultat. Toutefois, 12 mois plus tard, après six mois d’activité, cette valeur était à peine supérieur à 25 millions d’euros, avec une perspective de 100 millions d’euros seulement de valeur pour la saison 2011. La victoire en Angleterre a fait du bien à la banque ibérique.

Car la valeur médiatique est la seule qui est désormais en place. Le marketing a évolué en trois phases importantes : passant du produit au logo, puis à l’image de marque et enfin à l’histoire de marque. La crise économique met en lumière les défaillances de la Formule 1 comme outil de marketing. Auparavant, un partenaire introduisait son logo pour le faire voir à une masse de fans attentifs,  devant leur écran d’ordinateur (le meilleur exemple étant les marques de tabac). Puis, un sponsor acceptait de débourser de grosses sommes d’argent, car il captait l’image d’un constructeur et s’introduisait dans un système de cobranding valorisant. Aujourd’hui, pour les mêmes sommes, les services marketings sont livrées à eux- même et découvrent que le storytelling, autrefois martingale, peine à convaincre.

Les services marketings des équipes sont face à leurs résultats sur la piste. Avec pour seule valeur : la valeur médiatique. Ce qui fragilise l’économie de la Formule 1, encore plus.

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