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Note du Mardi : l’évolution du pilote payant

Posté le 27 septembre 2011 dans la catégorie : Note du Mardi

La semaine dernière le co-gérant du fond d’investissement Genii Capital, Gérard Lopez, s’étonnait d’entendre encore son pilote, Vitaly Petrov être considéré comme un pilote payant. Dans le même cas, Bruno Senna est considéré comme un pilote payant, tout comme Adrian Sutil, Pastor Maldonado, voir Sergio Perez et même Jérôme d’Ambrosio. La réalité est bien différente.

En marge des rumeurs de rapprochement entre Kimi Raikkonen et l’équipe Williams, une rumeur s’étonnait de la découverte de la possible utilisation de l’image du champion du monde 2007 par le team anglais, pour séduire un partenaire important, qui aimerait bien que Raikkonen soit derrière le volant des prochaines FW. Cette rumeur démontre la nouvelle logique des équipes de F1 autour des pilotes payants.

Actuellement, il n’y a qu’un seul et unique pilote payant, utilisant un ancien schéma d’apports de financements. Son nom est Nairan Karthikayan, pour le compte de l’équipe Hispania Racing Team. Ce principe lie le pilote avec le sponsor, qui soutien le volant en Formule 1. Comment Parmalat avec Pedro Diniz dans les années 90. Mais aujourd’hui, le changement est visible.

La Formule 1 n’est plus la même qu’il y a encore 5 ou 10 ans, sa puissance marketing est très forte, mais la crise économique de fin 2008 a profondément réformée le principe de recherche de partenaires. Pour séduire un sponsor, le pilote est désormais devenu un outil marketing de décision, mais pas de finalité. Une amorce, mais pas un lien indéfectible pour le futur. Le cas Medion est intéressant, car l’investissement de la société allemande ne dépend pas de la présence d’Adrian Sutil, mais plus largement d’un pilote allemand. Contrairement à la croyance commune.

Même cas pour Sergio Perez, qui est avant tout un pilote Ferrari (académie des jeunes pilotes), mais qui a permis à l’équipe Sauber de séduire le milliardaire Carlos Slim et sa société Telmex. Cette dernière a signé un contrat de deux ans, tandis que Sergio Perez n’avait signé qu’un acccord d’une année avec une option pour 2012 Même chose pour Pastor Maldonado, qui a signé un accord avec Williams pour 2011,2012 et 2013, mais avec un contrat indépendant du pétrolier vénézuélien PDVSA. Toutefois ce dernier a été influencé par la présence du pilote.

C’est ce même concept qu’utilise Genii Capital pour LRGP. Vitaly Petrov n’est pas un pilote payant, comme Bruno Senna. Ils sont utilisés comme outil marketing pour séduire des partenaires de leur pays d’origine. L’un et l’autre ont rapporté un total de 20 millions d’euros à l’équipe en 2011. Le même concept est utilisé par Jérôme d’Ambrosio, qui apporte certes 5 millions d’euros à l’équipe Marussia Virgin Racing, mais sous une forme équivalente à Petrov-Senna. Le récent accord avec Soleco, a été annoncé par l’équipe et non le management du pilote.

Il y a 5 ans, Bernie Ecclestone avait indiqué que l’idéal était d’avoir des pilotes de tous les continents en Formule 1, permettant d’ouvrir la discipline à de nouveau marché et sponsors. Nous y sommes aujourd’hui.

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11 Commentaires pour “Note du Mardi : l’évolution du pilote payant”

  1. Lotus62 dit:

    Le plus bel exemple pour illustrer ce type de lien sponsor-pilote est celui de Fernando ALONSO avec SANTANDER.

    SANTANDER avait suivi ALONSO chez McLaren et maintenant chez Ferrari.

    De même, la présence de Schumacher a été importante dans la décision de Petronas de soutenir Mercedes.

    On ne peut toutefois pas qualifier Alonso et Schumacher de pilotes payants.

    (Cela dit pour Petronas, ils viennent de décider de sponsoriser Lotus Motorsport et il est clair que Proton et le gouvernement malais vont poussser pour un lien avec LRGP peut-être rebaptisé Lotus GP l’année prochaine).


  2. Nagita dit:

    Donc si je comprends bien les sponsors signent indépendamment des pilotes, comme Santander avec McLaren.

    PDVSA a signé chez Williams du fait de la présence de Maldonado. Si Maldonado quitte Williams, PDVSA ira au bout de son contrat ou elle pourra quitter l’écurie (et suivre Maldonado) et rompre son contrat et payer un dédit (la totalité du sponsoring pour la durée du contrat ou la moitié).


  3. bencoull dit:

    Petrov devait réunir un budget pour obtenir le baquet de la Renault ( 10 ou 15M je ne sais plus ) donc pour moi c’est bel et bien un pilote payant


  4. Limacher Marc dit:

    C’était l’an dernier ça…


  5. bencoull dit:

    Je n’avais pas précisé , mais oui Marc c’était bien de 2010 dont je parlais


  6. Lucky dit:

    un contrat de sponsoring est un peu plus compliqué que ça !

    Sur un contrat sponsor-team lié à la présence d’un pilote, les clauses restrictives et les possibilités de rupture sont très nombreuses et particulièrement détaillées. Et très souvent, lorsque le team est en position de « demandeur », le dédit à payer par le sponsor est « minime » dès la 2ème ou la 3ème année.

    Pourquoi Williams a-t-elle choisi Maldonado ? Parce qu’elle avait besoin de soutien financier.Et qui croyez-vous qui soit en position de force lors des négociations ? Celui qui a besoin de cet argent ou celui qui a l’argent ?

    Petrov EST un pilote payant. Perez EST un pilote payant. ce qui n’enlève rien à leur talent. Senna aussi, même si c’est indirectement. Nous sommes au XXIème siècle et la relation pilote-team-sponsors a évolué : la relation est bâtie différemment mais la finalité reste la même.

    Les cas Alonso est différent il a un/des sponsor/s fidèle/s qui capitalise/nt sur son double-titre de champion du monde qui ne doivent rien à Santander. C’est un cas de marketing pur. Quant un sportif réussit, les marques souhaitent être associées à son image de vainqueur, c’est valable dans TOUS le sports. Ce qui n’est pas le cas de Petrov, Perez ou Maldonado, mais c’est aussi le cas de Schumacher avec Petronas qui a capitalisé sur l’effet médiatique du retour de l’Allemand. Ce qui explique que Brawn ait cherché à dégager Button à tous prix, en plus de l’esprit « nationaliste » du constructeur allemand (mais qui pourrait lui reprocher) et du passé commun de Schumachin et Averell

    a+ pour de nouvelles aventures…


  7. Limacher Marc dit:

    Si c’est indirect, c’est que c’est pas direct, donc c’est pas comme avant, donc c’est pas des pilotes payants.

    Williams va voir Sutil et se rend compte que Medion n’est aps derrière Sutil…ohhh surprirse
    Fernandes va voir Gravity pour savoir si D’Ambrosio pourrait toujours mettre 5 millions…ohhh surprise

    Avant quand Barrichello allait chez Stewart il avait 4 millions de dolalrs dans sa poche et c’était clair, idem pour Diniz.

    Donc dire : « c’est des pilotes payants mais indirect », c’est juste vouloir avoir le dernier mots, pour dire la même chose que cette Note.


  8. Lucky dit:

    direct ou indirect c’est comme le simpôts de toutes façons il faut payer

    :mrgreen:

    j’aime bien TWF1 car certaines news sont très bonnes et certains intervenants très pertinents mais ce n’est pas mon exixtence social et je n’ai pas besoin de faire valoir mes idées… et je n’ai jamais balancé n’importe quoi ici (je te rappelle l’épisode des échappements Renault) comme j’affirme que Perez a signé chez Ferrari quelques jours avant son arrivée officielle chez Sauber et ce dans un cabinet d’avocats d’affaires… à Paris, là même ou Massa avait signé pour remplacer Barrichello 18 à 19 mois avant que cela soit officiel


  9. Limacher Marc dit:

    Enfoncer les portes ouvertes tu sais faire visiblement…


  10. Lotus62 dit:

    @ Lucky. Si le critère pour distinguer un pilote payant d’un autre est de dire que si une marque désire s’associer à un sportif et paye pour y être associé, le pilote n’est pas payant, alors c’est le cas de SENNA.

    SENNA est dans la même situation qu’ALONSO: SANTANDER désire associer son image à ALONSO et les partenaires de SENNA désirent associer leur image à SENNA (peut-être grâce à son nom mais cele ne cahnge rien).

    Le critère de Marc est plus simple: si le pilote amène de l’argent dans ses poches, c’est un pilote payant tandis que le pilote qui favorise l’arrivée d’un sponsor, c’est du marketing.

    De toutes façons, on discute pour rien: LAUDA a été l’archétype même du pilote-payant lorsqu’il est arrivé en F1 chez March avec de l’argent emprunté grâce à un soutien familial (sa grand mère si mes souvenirs sont bons)… cela ne l’a pas empêché de devenir un des plus grands pilotes de l’histoire. KOBAYASHI a été poussé par Toyota, Schumacher par Mercedes,… cela ne diminue en rien leurs mérites.


  11. Limacher Marc dit:

    Plus largement, je discutais avec Norbert Billaud de Fanaticf1.com de Kimi Raikkonen cet après midi et du fait qu’il devrait attirer des sponsors (en plus de faire renaître un intérêt pour la F1 en passant), mais je me suis souvenu que lors de l’arrivée de Kimi, deux grands sponsors des Emirats ont signé des contrats de trois ans pour être lié à Kimi.

    Donc Kimi c’est un pilote payant qui a apporté 25 millions d’euros par an à Ferrari ?

    Lotus62 a raison, c’est du marketing, mais sauf que c’est plus fort que par le passé et visiblement la frontière est difficile à comprendre. La Note du Mardi est destiné à montrer une tendances de l’évolution…



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