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Le rare métier d’ex-pilote agent de pilotes

5 août 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Entrepreneurs

Jenson Button avait indiqué, en marge du Grand Prix d’Angleterre, qu’il se voyait encore piloter en Formule 1 durant 5 ans maximum, mais qu’ensuite, une carrière d’agent de pilote serait envisagé

Si le profil des agents de pilote ressemble plus à des hommes d’affaires grisonnant, aux lunettes noirs et costume dans le paddock. Ils ont des métiers d’origine bien différents : Avocat, responsable d’équipe, patron de PME, ex-pilote amateur, mais rarement ex-pilote de Formule 1.

Par le passé, il y a déjà eu des coups de main entre pilote, mais ce n’était pas des agents. Il y a eu aussi des pilotes se gérant seuls (Lauda, Piquet, Mansell, Berger, Hamilton durant un temps). Toutefois, c’est la Formule 1 moderne, qui a bouleversé le mode de rémunération des pilotes dans les années 80, qui a permis à un pilote finlandais, champion du monde 1982 avec Williams, de devenir le premier ex-pilote-agent : Keke Rosberg.

Après avoir été mis en échec par Ron Dennis pour obtenir un contrat de 2 millions de dollars en 1987 avec McLaren, le finlandais se tournera vers une carrière d’homme d’affaires pour permettre à de jeunes pilotes finlandais de venir en F1. Deux de ses poulains débuteront dans les années 90 : JJ Letho et Mika Hakkinen et plus tard Nico Rosberg, son fils

A ce jour Mika Hakkinen, avec ses deux tires de champion du monde est la plus belle réussite du duo (Rosberg -Didier Cotton, son associé). Toutefois, le champion du monde 1982, s’il est le seul de sa race à avoir été agent officiellement, un projet ce dessinait au Brésil en 1992. Un grand champion c’est associé à Julian Jakobi, pour créer une structure ASG : Pour Ayrton Senna Group. Evidemment le premier client était Senna lui-même, qui en avait profité pour quitter la multinationale IMG. Mais, le second en 1993, plus surprenant, était Alain Prost – très proche de Jakobi.

Dans les années 1993/1994, des discussions avec Jean Alesi (alors sous contrat jusqu’en 1994 avec Eddie Jordan) et Rubens Barrichello (dirigé par un pool d’homme d’affaires brésiliens) étaient les cibles de l’avenir pour le duo anglo-brésilien. Ayrton Senna voulait devenir un agent à terme.

Jenson Button après son divorce en 2002, des Robertson père et fils a créé sa propre structure, gérée par son père John et disposant de l’avocat Richard Goddard pour la négociation de son image. Mais, l’envie d’être manager tente le champion du monde 2009. Mika Hakkinen tente l’aventure depuis quelques temps autour de la sphère d’influence d’Heikki Kovalainen. Nous verrons si Jenson Button tente l’aventure à l’horizon 2017. La démarche est suffisamment rare pour la souligner.

Senna : le film absent des salles en France

25 mai 2011 | 7 commentaires
Catégorie : Media, View

Aujourd’hui sort le film sur Ayrton Senna. Un jour important (voir une semaine car beaucoup iront le voir ce week-end), mais reste al grande question : où irez vous le voir ?

Ceci est la grande question. Alors que toute la presse l’a vue, les fans vont être en forte restriction pour voir le documentaire dans leur cinéma le plus proche. Il semblerait même que 4 salles en France diffusent le film. Pour une promotion assez importante sur internet et dans la presse c’est assez léger et très décevant.

Donc, je ne pourrais pas voir Senna au cinéma à cause de ses contraintes stupides de distributeur. J’irais voir Very Bad Trip 2…

Adrian Newey et Ayrton Senna

17 mai 2011 | 2 commentaires
Catégorie : F1 Leaders

L’homme a été champion du monde avec trois équipes (Williams, McLaren et Red Bull), mais restera toujours hanté par les événements du Grand Prix de San Marin il y a 17 ans. Adrian Newey a parlé pour la première fois du triple champion du monde brésilien.

Dans The Guardian, l’ingénieur anglais revient sur son passé et ses titres. Mais malgré le prestige d’ avoir fait gagner des pilotes comme Nigel Mansell, Alain Prost, Mika Hakkinen, Damon Hill et Sébastian Vettel, l’ombre de Senna plane toujours, 17 ans après.

Newey explique qu’li a perdu des cheveux, que cela l’avait changé physiquement. « Moi et Patrick Head nous nous sommes demandés si il fallait continuer notre carrière. Voulons-nous être impliqués dans un sport ou les gens peuvent mourir dans quelque chose que nous avons créé ? » Cette question rhétorique aura eu une réponse dans l’histoire. Oui, Newey a été proche d’abandonner sa vie en F1 après l’accident de 1994. Mais, la culpabilité est toujours vivante. L’accident est toujours là et cela représente sa principale peur. Peur de revivre San Marin 1994,  encore une fois.

« La vérité est que personne ne saura jamais exactement ce qui s’est passé. Il ne fait aucun doute que la colonne de direction a été brisée et la grande question était de savoir si elle a cassé lors de l’accident ou si elle a causé l’accident. Cependant tout laisse à penser que la voiture n’est pas sortie de la piste à la suite d’un problème avec la direction. » Tente de justifier Newey, qui estime qu’une crevaison lente est la cause la plus probable.

Le souvenir du brésilien est encore présent dans la tête d’Adrian Newey qui n’ira pas voir le film sur Ayrton Senna. « Non, ce ne serait pas une chose facile à faire pour moi. » Une conclusion triste pour un homme qui a encore des démons à chasser…

Ayrton Senna – ce 1er Mai… 17 ans après

1 mai 2011 | 4 commentaires
Catégorie : View

Ceux qui me lisent depuis un moment savent que le 1er Mai est spécial.  J’ai beau me dire cela fait 17 ans et qu’il ne faut, certes, pas vivre dans le passé, mais je ferme les yeux et retrouve en mémoire Tambourello. C’est comme cela et je pense que désormais cela poursuivra mon âme pour le reste de mon existence.

Ce 1er Mai 1994 sera aussi un tournant. J’étais fan d’un pilote, sa disparition ne m’a pas détourné de la Formule 1. Je l’ai aimé, soutenu Damon Hill (dont le parallèle historique avec son père en 1968 est troublant) et son titre en 1996 m’a comblé de bonheur. Il le méritait. Mais, la Formule 1  a été plus forte que tout.  Je lisais les histoires de Jean Louis Moncet et  Renaud De Laborderie dans Sport Auto. Les dessins de Giorgio Piola et la technique F1  m’ont même motivé pour devenir Dessinateur Industriel. Toutefois, c’est avec  les histoires racontés dans les colonnes des magazines (Auto Hebdo, Sport Auto, plus tard F1 Magazine et les livres d’or de la Formule 1) que je suis vraiment tombé amoureux de la Formule 1. D’un amour de vacance,  durant un été cathodique, j’ai depuis apprécié ses défauts. Les pilotes passent, les records tombent, les scandales entachent l’image, je m’en fiche, la Formule 1 me captive.

Ayrton Senna aura été le déclencheur de cela. J’aimais les bad boys de type André Agassi, j’ai adoré durant un laps de temps trop court Ayrton Senna. Sans le brésilien, je n’aurais découvert que trop tard cette discipline lors d’un dimanche de hasard.

Merci Ayrton…

Senna, un hommage tout à la gloire d’Ayrton

1 mai 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses

J’ai eu le privilège d’assister à une projection presse de Senna (pompeusement sous-titré Sans peur, sans limite, sans égal), le documentaire consacré au triple champion du monde de Formule 1 et primé cette année au Festival de Sundance. Si le film rend parfaitement hommage tant à l’homme qu’au champion, le puriste que je suis regrette que l’histoire soit trop scénarisée, tantôt tronquée tantôt arrangée, et que le parti pris du départ tourne parfois à la mauvaise foi. A voir donc, mais avec certaines réserves…

Lire la suite sur le blog de David Bénard en cliquant ici

Ayrton Senna, le film : la bande-annonce

13 novembre 2010 | 1 commentaire
Catégorie : Media

L’année prochaine devrait sortir sur grand écran un peu partout dans le monde Senna, un documentaire du Britannique Asif Kapadia sur le destin exceptionnel du triple champion du monde de Formule 1. Le film promet d’être riche en images d’archives et en témoignages…

Lire la suite de l’article sur le blog de David Benard en cliquant ici

F1 – Liste top 3 pilote/palmarès par équipe historique

26 octobre 2010 | Commentaires fermés
Catégorie : Listes

Chaque équipe dispose d’une histoire, mais aussi de record que chaque pilote, fidèles, souhaite battre un jour dans sa carrière. Si Lewis Hamilton aimerait battre le record d’Ayrton Senna chez McLaren (35 victoire – 46 pôles et 3 titres de champion du monde), quelle sont les autres records des autres équipes ?

Voici le top 3 des pilotes par équipes Ferrari, McLaren, Mercedes, Renault, Williams, Lotus et Red Bull ayant le plus grand palmarès :

Ferrari

  • 1 – Michael Schumacher : 5 titres –  72 victoires – 58 pôles
  • 2 – Nikki Lauda : 2 titres – 15 victoires – 23 pôles
  • 3 – Alberto Ascari : 2 titres – 13 victoires – 13 pôles

McLaren

  • 1 – Ayrton Senna : 3 titres – 35 victoires – 46 pôles
  • 2 – Alain Prost : 3 titres – 30 victoires – 10 pôles
  • 3 – Mika Hakkinen : 2 titres – 20 victoires – 26 pôles

Mercedes

  • 1 – Juan Manuel Fangio : 1 titre – 8 victoires – 7 pôles
  • 2 – Stiling Moss : 0 titre – 1 victoire – 1 pôle

Renault

  • 1 – Fernando Alonso - : 2 titres – 17 victoires – 16 pôles
  • 2 – Alain Prost : 0 titre – 9 victoires – 10 pôles
  • 3 – René Arnoux : 0 titre – 4 victoire – 14 pôles

Williams

  • 1 – Nigel Mansell : 1 titre – 28 victoires – 28 pôles
  • 2 – Damon Hill : 1 titre – 21 victoires – 20 pôles
  • 3 – Alan Jones : 1 titre – 11 victoires – 6 pôles
  • 3 ex – Jacques Villeneuve : 1 titre – 11 victoires – 13 pôles

Lotus

  • 1 – Jim Clark : 2 titres – 25 victoires – 33 pôles
  • 2 – Mario Andretti : 1 titre – 11 victoires –  17 pôles
  • 3 – Emerson Fittipaldi : 1 titre – 9 victoires – 4 pôles

Red Bull

  • 1 – Sébastian Vettel – 0 titre – 7 victoires – 13 pôles
  • 2 – Mark Webber – 0 titres – 6 victoires -  6 pôles

Ayrton Senna film – le trailer (en japonais)

2 septembre 2010 | 3 commentaires
Catégorie : Media

Ayrton Senna au cinéma cet automne

16 juillet 2010 | 4 commentaires
Catégorie : Actualités

A l’automne prochain va sortir en Grande-Bretagne un documentaire sur la vie d’Ayrton Senna, réalisé par Asif Kapadia. Notre confrère James Allen, éminent spécialiste de F1 a eu la chance de le voir. Il témoigne sur son blog de cette expérience. ..

Lire la suite sur www.Starwizz.com

[Video] Hamilton et Button découvre la MP4-4 de Senna

30 juin 2010 | 3 commentaires
Catégorie : Media

Pour détendre tout le monde, McLaren a publié une vidéo montrant Lewis Hamilton et Jenson Button dans « la cave » de l’équipe avec les vieilles monoplaces de l’histoire de Woking. Et là, la célébre MP4-4 d’Ayrton Senna.

F1 – Ron Dennis, Michael Schumacher and Ayrton Senna

4 janvier 2010 | 6 commentaires
Catégorie : View

Ron Dennis is an interesting man. A great career, personality, character and management of drivers, who belong to him forever. The man brought back Niki Lauda Formula 1, with a title as a gift in 1984, save the career of Alain Prost, Renault after the episode, in 1983, back into history with his duet Prost-Senna in 1988 – 1989 and his adventure with Mercedes-Benz, the duo Hamilton and Alonso as Lewis Hamilton in 2008.

In the midst of this incredible story, a name missing.: Michael Schumacher. The German driver and McLaren have never worked together. A failure that many consider as the biggest mistake of Ron Dennis in the 90s. On paper perhaps, but in the spirit of Dennis, the answer is no. Ironically, Dennis never tried to sign Schumacher. Perhaps after dealing with the egocentric genius of Senna, he was Unwilling to put himself through the mill a second time. He certainly emotionally invested in his drivers’ careers. He describes his relationship with Hamilton, whom he groomed to be champion from the age of 12, as ‘paternal’. But for Senna, he admits his eyes ‘is almost edged male love’. I use the word quite Deliberately, ‘he adds. ‘It did not have any homosexuality about it, it was not that sort [of love].  » Say Ron Dennis in the Daily Mail.

After the departure of Ayrton Senna, and before Mercedes-Benz once, Ron Dennis has had an intent with Michael Schumacher. That was in 1994. Except that this statement of intent was only verbal, in an interview, but was never really materialized. Rubens Barrichello was the priority for McLaren for 1994. Willi Weber has spread the rumor of interest from McLaren to increase prices for Benetton. For Barrichello? Jordan demanded $ 5 million, Dennis had no money. He still had to pay the salary of Ayrton Senna in 1993 until 1996.

F1 – Exposition Senna à Rome

3 septembre 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités

Ayrton Senna_Rome_18/20/09/2009Une exposition sera organisé- à Rome, en Italie ce mois-ci pour commémorer le 15ème anniversaire de la mort d’Ayrton Senna. Hommage rendu par la Fondation Senna, ONG, financée entièrement par les redevances provenant des produits dérivées Senna vendus sous licence, ayant pour mission d’améliorer la vie des enfants défavorisés au Brésil.

L’exposition qui se tiendra à l’Ambassade du Brésil de Rome, se caractérisera par trois voitures importantes dans la vie du triple champion brésilien : Une Formule 1, la F3 et la Formule Ford, ainsi que son casque, son équipement de course, et plusieurs produits de la marque Senna.

S’ajoutera une exposition de photos réalisée par le célèbre photographe de Formule 1, Keith Sutton, qui a débuté sa carrière avec Ayrton Senna dans les années 80, destinée à guider le visiteur à travers la carrière du pilote Brésilien.

L’événement sera ouvert aux fans de Senna, ainsi qu’à tout les curieux, qui découvriront le champ d’action de la Fondation Senna, créee en 1994 par la sœur du champion Viviane Senna, et qui a récoltée 70 millions d’euros de dons depuis cette période.

L’exposition se déroulera du 18 au 20 Septembre et pour plus de détail dirigez vous sur le site commémoratif : www.AyrtonSennaAnniversary.com

F1 – Julian Jakobi se souvient de Senna

3 mai 2009 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités

Terminant ce week end de souvenir par une longue interview réalisée par nos confrères de ESPN Racing Live.com (anglais) de Julian Jakobi, le manager d’Ayrton Senna (et aussi d’Alain Prost) de 1985 à 1994. L’homme est secret, ne parle pas beaucoup à la presse, c’est pourquoi cette intervention est intéressante.

Je ne vais pas vous traduire l’intégralité de l’intervew qui est en anglais (plus tard peut être), mais juste vous donnez les liens pour lire ce receuil.

Exclusive: Julian Jakobi on Ayrton Senna – Pt.1

Au cours des trois dernières décennies, Julian Jakobi et présent dans les cercles de la Formule 1 en tant qu’agent et conseiller commercial, a été impliqué dans la carrière de certains des plus illustres champions comme Alain Prost, Michael Schumacher, Jacques Villeneuve, Jacky Stewart, et surtout Évidemment, Ayrton Senna…

Exclusive: Julian Jakobi on Ayrton Senna – Pt.2

Suite de l’entretien exclusif de Julian Jakobi avec ESPN Racing-Live.com, qui se souvient du pilote brésilien qui est mort il y a 15 ans déjà…

F1 – Ayrton Senna, immortel

3 mai 2009 | 2 commentaires
Catégorie : Divers

Alors qu’il y 15 ans j’étais comme beaucoup toujours sous le choc de la disparition d’Ayrton Senna, laissez-moi vous présenter aujourd’hui un ouvrage original revenant sur le parcours du Brésilien, triple champion du monde. Dans un livre hommage sorti il y a quelques semaines, le journaliste Christopher Hilton rassemble quantité de documents inédits sur Senna. De fait, Immortel est en réalité plus qu’un livre…

Un recueil de souvenirs

C’est Lionel Froissart qui m’a donné envie d’en savoir plus sur ce document, après un billet dithyrambique qu’il a publié quelques semaines avant la parution du livre. J’ai donc acheté les yeux fermés cet ouvrage, une première ! La vérité c’est que s’il s’agit en effet d’un beau livre, recueil de témoignages et de documents inédits, il n’est pas non plus aussi exceptionnel que ça…

Il faut bien comprendre qu’il n’y a aucun scoop dans ce livre, que les fans de Senna et tous ceux qui ont vécu en direct ses exploits n’apprendront donc ici pas grand chose. Non, l’intérêt d’Immortel ce sont tous les fac-similés qu’il comporte : certificat de baptême, calendrier de courses, lettre manuscrite, badge officiel, autocollants, dédicace, etc. Autant de documents rares (quoi que d’un intérêt parfois relatif) qui feront le bonheur des nostalgiques.

Je vous conseille donc l’acquisition d’Immortel si vous souhaitez en savoir plus sur la personnalité d’Ayrton Senna et disposer de documents rares et personnels sur lui. D’autres livres seront en revanche plus complets sur sa carrière.

Immortel est préfacé et a été réalisé en collaboration avec Vivianne Senna (la sœur du champion et mère de… Bruno) et fourmille d’informations sur l’Institut Senna.

Par David Bénard - Journaliste à la recherche d’un emploi…
Pigiste pour Etoiles passion et Nouvelle vague
Responsable du blog King Nigel Mansell et du photoblog David Bénard pix
Contributeur sur Tomorrownewsf1.com

F1 – Ayrton Senna : 15 ans déjà

1 mai 2009 | 4 commentaires
Catégorie : Divers

Ayrton Senna nous a quitté il y a 15 ans déjà, pour les plus jeunes, voici une petite vidéo en bréslien de sa victoire au Brésil 93. Le temps des yéyés, I miss you Ayrton…

Hublot Big Bang Senna Foudroyante

3 décembre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités

Je suis fan de Ayrton Senna depuis toujours, et fan de montre aussi. Hublot a lancé hier au Japon la Big Bang Senna Foudroyante (zic), seconde pièce créée par le manufacturier suisse avec le nom du mythique champion brésilien et dont une partie des recettes sera reversée à l’Institut Ayrton Senna.

Une série limitée de 500 pièces numérotée et qui porte les couleurs du Brésil. Une magnifique pièce.

En savoir plus sur cette montre sur Le blog des montres.fr

Ayrton Senna, 1988-2008 : il y a 20 ans # 16 et fin

5 octobre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Histoire F1

Dernier volet du chapitre « Journal d’un champion du monde », extrait de Ayrton Senna, Pole Passion de Christopher Hilton (Edition Solar).

Suzuka, dimanche 30 Octobre

Warm-up du matin. Senna : 1’46’’372 ; Mansell : 1’46’’745 ; Bousten : 1’46’’745 ; Prost : 1’47’’063. Le soleil avait brillé jusque-là, mais des nuages gris commençaient à traverser le ciel.

Le début de l’après midi vit arriver une petite pluie fine et, un quart d’heure avant le départ, les écuries préparèrent des pneus pluie. La pluie cessa. Le Grand Prix se disputerait sur piste sèche, même si elle risquait d’être un peu glissante au début.

Pour le tour de chauffe, Senna et Prost démarrèrent comme s’il s’agissait du départ de la course, mais c’était simplement pour tester la piste et examiner le comportement de leurs machines. Ils ralentirent et se placèrent sur la grille, en tête des colonnes parallèles de voitures.

Ayrton affrontait le grand moment de sa vie, ce moment autour duquel il avait façonné toute son existence. Il devait maintenant couvrir 51 tours, soit 298,809 kilomètres, et revenir à ce même endroit plus vite que tout le monde. Il attendait en scrutant la piste devant lui et il se remémorait sa maxime : « Vous devez penser à tout dans l’énorme agitation du départ d’une course. C’est un moment totalement irréel, c’est comme un rêve, comme entrer dans un autre monde… »

Il avait souvent attendu comme cela, les yeux fixés sur le feu rouge, depuis cette toute première fois à Brands Hatch en Mars 1981. Le feu rouge s’alluma. Trois secondes plus tard, il passa au vert.

Senna savait que l’embrayage était « sensible » ; il le laissa remonter et la voiture hoqueta sur 4 mètres. Il tendit les bras hors du cockpit et les agita pour prévenir les douze voitures de sa colonne qui fonçaient sur lui, et pour les supplier : évitez-moi, évitez-moi…

Prost était parti. Berger, juste derrière Senna, braqua sa Ferrari à gauche pour prendre le milieu de la piste et passer devant le brésilien ; Piquet, derrière Berger, faufila sa Lotus par la droite, mais sa voiture glissa vers le mur des stands sous la force de l’accélération. Piquet se récupéra et prit le large. A l’intérieur du cockpit de la McLaren : « j’ai cru que tout était fini pour moi, révéla Senna. J’ai actionné l’embrayage et la voiture a bougé un peu, puis le moteur a calé à nouveau. « La machine avançait si lentement qu’un piéton aurait pu la doubler ; elle se contentait de suivre la pente de la piste.

Les engins du milieu de grille – Alboreto, Patrese, Gugelmin – surgissaient à leur tour. Le moteur de Senna redémarra. « J’ai été très étonné. J’ai vraiment eu de la chance. » Certes…Mais il était perdu dans le peloton, en 14ème position, au moment où les voitures abordaient la première courbe. Prost était en tête, loin devant. Berger à ses trousses. Prost tirait Berger loin du peloton. Seul Capelli put les suivre. Les autres étaient derrière, de l’autre coté de la colline. A la fin du premier tour, Senna était remonté en 8ème position. Il avait donc dépassé 5 voitures. Mansell, lui, avait embouti Warwick et était rentré aux stands.

Dans le deuxième tour, Senna doubla Patrese et Nannini. Il était 6ème. Il taillait sa route à travers le peloton comme un homme prêt à prendre tous les risques pour donner une justification à sa vie. Aucun autre homme ne pouvait se jouer de l’encombrement de la piste d’une manière aussi incisive, maniant sa voiture comme un chirurgien son scalpel. Mais cela coûtait du temps, même Senna ne pouvait pas doubler n’importe où.

Lorsqu’il franchit la ligne à l’issue de son 2ème tour, nombreux furent ceux qui, dans la foule, regardèrent leur chronomètre. L’écart entre Prost et Senna : 9 secondes. Et Prost avait devant lui une route libre, sans aucun obstacle. Il se sentait dans une situation « parfaite ». Il y eut bien, au fur et à mesure qu’il avalait les tours, « un problème occasionnel de sélection des vitesse, mais rien de trop sérieux. Je contrôlai la cadence et je faisais attention à l’essence. » Expliqua Prost.

Dans le 3ème tour, Senna dépassa Boutsen. Il était cinquième. Nouveau coup d’œil au chronomètre : 10 secondes d’écart maintenant entre Prost et Senna.

Dans le 4ème tour, le brésilien doubla Alboreto juste avant la chicane en prenant la corde, les roues de la McLaren caressant presque l’herbe au bord de la piste. Il était quatrième avec 12 secondes de retard sur le leader. Les temps des deux hommes s’étaient échelonnés ainsi durant les quatre premiers tours :

Prost : 1’55 »293 ; 1’51 »029 ; 1’49 »431 ; 1’49 »837

Senna : 2’04’’246 ; 1’51’’579 ; 1’52’’210 ; 1’50’’490.

Au 5ème tour, l’écart était de 13 secondes. Senna resta en quatrième position jusqu’au dixième tour. « J’ai alors commencé à trouver mon rythme et à aller de plus en plus vite. »

Prost : 1’49’’190 ; 1’48’’425 ; 1’48’’341 ; 1’49’’880, 1’49’’234

Senna : 1’49’’474 ; 1’48’’104 ; 1’48’’186 ; 1’49’’160 ; ‘148’’524

Au 11ème tour, l’écart n’était plus que de 11 secondes tandis que Senna se rapprochait de Berger. Il se dépassa pour s’installer en troisième position. Pendant ce temps-là, un événement intéressant se produisait en tête. Le jeune Capelli attaquait Prost. Le français ne pouvait pas se permettre de finir deuxième. Il pouvait d’autant moins occuper cette place que Senna aurait alors était juste derrière lui, à l’affût. Pis, le ciel s’assombrissait, et personne ne pouvait conduire aussi vite que Senna sur piste mouillée.

Au 14ème tour, Capelli était sur les talons de Prost tandis que des gouttes de pluie commençaient à tomber. Lorsqu’ils franchirent la ligne à l’issue du quinzième tour, la March de Capelli déboîta, se porta à la hauteur de Prost et conquit même quelques centimètres d’avance avant que la McLaren ne réponde à l’attaque. Capelli : « J’étais heureux que ça se produise à cet endroit pour que toute mon écurie puisse contempler ça en récompense de ses efforts. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour jouir du moment… »

Et Senna s’approchait toujours impitoyablement. Lorsque Prost repoussa l’attaque de Capelli au bout de la ligne droite, Senna sortait de la courbe à l’autre bout. Il était enfin à portée de vue de Prost. Les temps du 16ème au 19ème tour :

Prost : 1’51’’379 ; 1’55’’865 ; 1’57’’550 ; 1’56’’330

Senna : 1’49’’115 ; 1’53’’254 ; 1’58’’101 ; 1’51’’507.

Ils étaient maintenant ensemble, Prost, Capelli et Senna. Mais, soudain, Capelli se déporta sur la droite de la piste, moteur cassé. Senna passa. IL pleuvait de plus en plus fort. Occupant toute la piste devant lui, il y avait Prost et, devant Prost, il y avait trois attardés. A la fin du 27ème tour, Senna accéléra brusquement et doubla Prost en puissance dans la ligne droite d’arrivée. On apprit ensuite que Prost avait manqué une vitesse…

Prost pouvait-il rester avec Senna puis le reprendre ? À partir du 28ème tour, il s’accrocha :

Prost : 1’51’’008 ; 1’47’’824 ; 1’47’’402’ 1’46’’491 ; 1’46’’522

Senna : 1’49’’295 ; 1’46’’965 ; 1’47’’006 ; 1’46’’801 ; 1’47’’615.

Prost : « Le problème avec la boîte de vitesse a empiré. C’était très frustrant parce que, lorsque je regagnais du temps sur Senna, je le reperdais à cause d’un seul changement de rapport manqué. Mais le pire, ce fut sans doute le trafic. »

A 5 tours de la fin, Senna tendit à plusieur reprise un bras en dehors du cockpit, l’index montrait le ciel. Arrête ça, maintenant, semblait-il dire. Il pleut et la piste est extrêmement glissante. Ironie des choses : il aurait remporté son premier Grand Prix à Monaco en 1984 si la course n’avait pas été arrêtée et offerte à Prost…Les pneus de Senna scintillaient. Prost était maintenant perdu, quelque part à l’arrière.

Même James Hunt, qui commentait la coure pour la télévision britannique, fut conquis par l’ambiance, alors que Senna couvrait calmement le dernier tour, le tour triomphal : « A moins d’une intervention divine, nous voyons là le nouveau champion du monde. » C’était une chose qui n’inquiéterait jamais Senna. Dieu était avec lui dans le cockpit. Lorsqu’il sortit de la dernière courbe, il brandit le poing à hauteur d’épaule et l’agita en signe d’exaltation, avec un petit geste étriqué. En franchissant la ligne, ses deux mains étaient levées, un autre geste d’exaltation plus démonstratif. Dans la foule, on agitait des drapeaux brésiliens. Il continua à brandir son poing jusqu’au premier virage. Puis il se détendit et laissa tomber doucement sa tête en arrière contre l’arceau du cockpit. Il avait réussis.

IL affronta les caméras de télévision, les yeux rouges. Il avait dû pleurer. « Il y a eu, dit-il en pesant chaque mot, beaucoup de pression. Je n’arrive toujours pas à y croire. » Lors de la conférence de presse, il ajouta : « même après avoir pris la tête, c’était très difficile avec les attardés. Il s ne se sont pas comportés de manière très responsable avec Alain et moi. » C’était la vérité. Mais c’était un curieux moment pour dire cela, comme si les mécanismes de la course ne voulaient pas le lâcher.

Il sortit de la salle de presse, et rencontra Dennis Rushen : « Ayrton était submergé par l’émotion, complètement submergé. Il ne savait plus s’il devait rire ou pleurer. »

Plus tard, il était assis sur le mur des stands. Keith Sutton : Sur place, il ne restait plus qu’un photographe français et moi. Ayrton donnait une interview à la télévision brésilienne tout en revoyant les images de la course sur un grand écran. La lumière était fantastique, le ciel magnifique. Un moment très émouvant. Le type de la télévision était un de ses anciens copains, très proche de lui au début de sa carrière, un peu comme moi. Il lui a demandé : « Maintenant que tu es champion du monde, tu aurais plus al pression. Pendant toutes ces années, tu t’es complètement concentré sur ton métier et tu as écarté de ton chemin beaucoup de gens. Est-ce que ça va changer ? Des larmes ont coulé sur son visage. »




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