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Bernie Ecclestone, un divorce dangereux pour la F1

14 novembre 2008 | 5 commentaires
Catégorie : Actualités, Business News F1

«  S’il m’arrive quelque chose, tout reviendrait à ma femme. Mais je ne suis pas sur que ce soit une bonne chose pour la F1, ni une bonne chose pour ma femme.  » Avait déclaré il y a dix ans Bernie Ecclestone. Pourtant, un nouveau coup dur pour la F1, le grand manitou c’est séparé officiellement de sa femme Slavica, même si l’ont ne parle pas de divorce. Encore.

TomorrowNewsF1.com ne fait pas dans « le people » de base, mais l’information est plus importante qu’il n’y parait. En effet, ce divorce va provoquer beaucoup de remoud à l’avenir, car une majorité des droits de la Formule 1 sont la propriété exclusive de …madame Ecclestone !

Sur une fortune de près de 4 milliards de dollars, 2,8 sont au nom de madame et ses filles Tamara (24 ans) et Petra (19 ans). Bernie Ecclesotne avait procédé ainsi dés suite a un double pontage coronarien, avec l’espoir d’introduire la F1 en bourse. En vain.

En plus des soucis du CVC, voici que la famille Ecclestone s’entredéchire. Une mauvaise nouvelle pour la Formule 1. A suivre de près donc.

RBS : la F1 en partie nationalisée

13 octobre 2008 | 1 commentaire
Catégorie : Actualités

Royal Bank of Scotland a été recapitalisée par le gouvernement anglais de Gordon Brown à hauteur de 25 milliards d’euros. La deuxième banque du pays, ne sera plus privée.

Dans le cadre de cette augmentation de capital, selon Les Echos, le gouvernement va souscrire des titres RBS, et racheter pour environs 6 milliards d’euros d’action préférentielles et garantir l’émission de 19 milliards d’euros d’action.

Mauvaise nouvelle, la banque a besoin de plus de capital pour couvrir ces amortissements de crédit et surtout répondre aux critères du gouvernement britannique pour le court et le moyen terme, annonce l’agence économique Bloomberg. La banque doit se séparer de ses actifs.

Les conséquences sur la Formule 1 seront progressivement définit dans les prochaines semaines, mais dès maintenant, et après la chute de la banque Lehman Brother, la Formule 1 et en partie détenue par une banque nationale, depuis ce matin.

GP du Canada, l’effet papillon d’Ecclestone

10 octobre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses, Business News F1

Le maire de Montréal, Gerald Tremblay souhaite sauver son Grand Prix en intiment Bernie Ecclestone à une rencontre rapide afin de clarifier du calendrier, c’est-à-dire, que le Grand Prix du Canada, sur le circuit Gilles Villeneuves, doit être toujours présent en 2009. Le prix sera payé.

Avec un contrat valable jusqu’en 2011, le pays a accusé le coup lors de l’annonce en début de semaine de sa non validation lors du calendrier FIA de 2009. Un choc qui est remontré jusqu’au gouvernant, conscient de l’impact économique que représente la Formule 1 dans cette région de Montréal.

C’est en faite une grande victoire pour Bernie Ecclestone et un effet papillon envers toutes ses futures cibles. La concession du GP du Canada est de 20 millions de dollars. Le prochain contrat, avec l’intervention des pouvoirs publiques, augmentera donc significativement, et surtout offrira les garanties que souhaitent Ecclestone.

Restera pour l’argentier à contrer la FOTA qui a décidée, lors d’une réunion durant le week end de Monza, de conserver un tarif préférentiel auprès des Grand Prix de : France, Angleterre, Allemagne, Italie, Belgique et Monaco. Une proposition qui ne va pas dans le sens idéologique d’Ecclestone. Mais les prochains Accords Concordes risquent bien de sauver ce noyau de course européenne, afin de créer un socle et permettre l’exportation du label ‘F1′ dans le reste du monde.

Bernie Ecclestone réinvente de Ford Cosworth

9 octobre 2008 | 5 commentaires
Catégorie : Actualités

La crise monte t’elle à la tête de la Formule 1 ? Hier soir, Jean Claude Trichet, président de la BCE, a demandé aux acteurs économiques de « reprendre leurs esprits ». La dernière proposition de Bernie Ecclestone est du même sens, la F1 doit reprendre ses esprits et vite !

Dans une intervention dans le journal anglais The Times, l’argentier de la Formule 1 pousse tout ses feux vers la création d’un moteur standard pour la Formule 1, qui sera changé deux fois dans l’année et que les équipes pourront rebadger. Limitant ainsi les coûts de manières spectaculaires, mais avec des dommages collatéraux énormes.

Un moteur commun signifie qu’il faudra quelqu’un pour le construire, donc une compétition acharnée entre constructeur, ou alors désigné un tiers (Cosworth ?). Avec 20 courses dans l’année, cela signifie qu’il faudra construire 400 moteurs pour 10 équipes par an, plus ceux des essais privés, selon la logique « Eccestoniène », 1 moteurs par équipes, donc 10 en plus). Un investissement important.

Ensuite, ce moteur ressemblera à quoi ? Turbo ? Atmo ? V8 ? V6 ? Aucune indication, mais quoi qu’il en soit le moteur sera facturé autour de 10 millions de dollars par an, donc un chiffre d’affaire de 100 millions de dollars environs pour celui qui le fabriquera.

Mais l’autre problème sera social : chaque constructeur emploie environ 200 personnes dans les moteurs, ce qui signifie que 600 mécaniciens, employés et ingénieurs vont être licenciés, où reclassés.

Enfin, la Formule 1 n’est pas le GP2, et avec les désirs de Max Mosley de faire un châssis standard, un budget standard et maintenant un moteur du même socle. La Formule 1 ressemblera à l’IndyCar et perdra définitivement son esprit. Mais avec cette idée (géniale ?) ‘Bernie Ecclestone réinvente le glorieux Ford Cosworth V8 des années 70′.

Pourquoi supprimer le GP du Canada en 2009 ?

8 octobre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités

Le Canada ne sera plus une étape du tour du monde de la Formule 1 en 2009. Décision de la FIA qui a étonné beaucoup de monde hier. Mais le souci n’est pas du ressort de la FIA, mais de Bernie Ecclestone, cette suppression est commerciale.

Le circuit Gilles Villeneuve, propriété d’une filiale de la Ville de Montréal, ne souhaite et ne peut plus payer la commission pour accueillir le Grand Prix sur son sol. Surtout l’augmentation de 10% annuel de la franchise.

Reste que, selon Grand prix.com, Bernie Ecclestone souhaitait voir partir ce circuit qui n’était plus dans ses standards d’accueil pour la Formule 1. Malgré un contrat jusqu’en 2011, les hommes politiques de la région reste sous le choc. Car malgré un investissement à hauteur de 20 millions de dollars, les retombées se chiffraient à 70 millions selon une étude publiée sur FanaticF1.com.

La seule solution pour voir revenir le Grand Prix restera un effort des pouvoirs publiques, encore une fois, mais force est de constater, que Ecclestone fait tout depuis plusieurs années, pour supprimé cette course du calendrier, alors qu’elle était une des plus rentable et une des plus regarder dans le monde (une moyenne de 70 millions de téléspectateurs), afin de favoriser l’organisation de deux GP sur le sol des Etats-Unis.

RBS menace définitivement la Formule 1 et Williams F1

7 octobre 2008 | 1 commentaire
Catégorie : Actualités, Business News F1

Après Lehman Brother, voici que le deuxième créancier de CVC Partner, la banque RBS, dévisse de 40% et divisse sa valeur par deux en 48h. Retrouvant sa valeur d’il y a 15 ans. Panique à la City et une mauvaise nouvelle pour Bernie Ecclestone et son partenaire CVC Capital.

Mais la mauvaise nouvelle ne s’arrête pas là, car la banque Royal Bank of Scotland, est aussi sponsor de Williams F1 (12 millions d’euros), mais également détentrice d’une ligne de crédit de plusieurs millions de dollars envers l’équipe de Franck Williams. Un découvert garanti sur les biens de la société du duo Williams-Head.

Ce qui signifie que, étant donné sa situation actuelle, RBS demandera au CVC de lui reprendre ses parts (environ 20 à 30% de la holding Topco), alors qu’il doit aussi de son coté reprendre les parts de Lehaman Brother (17%) et qu’il n’a toujours pas trouvé de banque capable de lui offrir l’argent. Si le CVC ne trouve pas l’argent, RBS pourrait transformer son investissement en action et prendre le contrôle de la Formule 1, afin d’augmenter son remboursement sans passé par l’intermédiaire du fond d’investissement.

Idem pour le cas Williams, l’emprunt se transformera en prise d’action et si l’équipe ne rembourse pas, ou n’est pas en mesure de le faire, la faillite pointe pour Franck Williams.

Une situation très alarmiste, mais un scénario réaliste en ce Mardi noir pour le monde de la finance.

Nouvelle répartition des revenus F1 en ligne de mire

3 octobre 2008 | 1 commentaire
Catégorie : Actualités, Business News F1

Ma petite entreprise connaît pas la crise, est le refrain que Bernie Ecclestone peut fredonner dans son bureau Londonien. L’argentier a un nouveau plan de répartition des revenus de la F1 pour l’avenir et souhaite bien l’imposer.

La proposition prévoit de se séparer du système actuel (donc en fonction du résultat de l’année précédente), pour répartir de manière égale la prime à toute les équipes. Une manière de ne pas pénalisé des équipes privées. L’information, diffusée par Autosport.com, vise à séduire la FOTA. Déjà quatre équipes ont signées un mémorandum sur ce plan. (Williams, Force India, Red Bull et Toro Rosso ?)

Ce projet, s’inspire des répartitions des sports US qui rendent équitable le sport et non favorisé les riches au détriment des pauvres. Mais subsistes des problèmes :

360 millions d’euros environs seront distribués l’année prochaine. Soit 36 millions d’euros (54 millions de dollars) par équipe. « Le problème est que les équipes comme Ferrari et McLaren, ont énormément d’agent et en en dépensent de plus en plus. » a déclaré Franck Williams, pour qui depuis 2006, une livre sterling a une valeur plus forte que ses partenaires de paddock.

Mais reste des questions : Quid de la prime accordée à Ferrari et Williams ? En effet l’équipe Italienne touche 30 millions de dollars de prime et l’équipe anglaise 15. Donc une équipe comme Force India sera toujours désavantagée par rapport à l’équipe Williams F1, tout comme BMW ou McLaren envers Ferrari. De plus  ces propositions et contres propositions de Ecclestone, la FIA et la FOTA rendent de plus en plus stérile les prochains Accords Concordes qui doivent toutefois être signés prochainement. Enfin, si une ou deux équipes entrent en Formule 1, l’argent répartit à 12 sera donc moins important qu’à 10 équipes. Favorisant le lobbying politique des teams pour bloquer toute équipe nouvelle.  Bref une fausse bonne idée dans la réalité des choses.

Mister E, le deal complexe avec le CVC

29 septembre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Business News F1, Histoire F1

Suite et fin de notre récit en quatre parties de l’évolution de l’empire de Mister E et les déboires des repreneurs depuis dix ans. quatrième volet: Le deal complexe avec le CVC.

La cohabitation ne plait guère à Bernie Ecclestone. Les banques ne sont là que pour se rembourser du groupe Kirch, mais surtout dans sa guerre froide avec le GPMA (ex GPWC), elles ne sont pas d’une grande utilités. Dès 2004, l’argentier se met en quête d’un nouvel investisseur et d’un plan pour éjecter les banques de son empire. Ecclestone refusera deux offres de fonds d’investissements, dont un chinois. Finalement fin 2005 le fond CVC Capital Partner décroche 75% de la Formule 1. Mais de manière complexe.

Estimant que si la CVC rachète les 75% de la SLEC, il n’en tirerait rien, Ecclestone crée une nouvelle holding, sur la même base que sa FOH crée 7 ans auparavant. La CVC ayant contractée un prêt de 3 milliards de dollars, auprès des banques pour acquérir une holding : Alpha Topoco.

En faite 1,7 Milliards de dollars a permis d’obtenir 70% de Alpha Topco, investissement directement retourné dans la poche de Bernie Ecclestone qui, a par la suite racheter Speed Investments pour 480 millions de dollars. Se débarrassant des banques. Dans le même temps Ecclestone a vendu 25% qu’il détenait de la SLEC pour 1 milliards de dollars. Mais suite au rachat des parts des banques créancières du groupe Kirch, l’argentier de la Formule 1 possède donc 75% de la SLEC, à moindre prix. Reste que le CVC ne possède pas réellement 70% d’Alpha Topco, mais environ 36%, le reste revenant aux banques RBS et Lehman Brother, qui ont prêtées l’argent au fonds.

Malheureusement l’histoire se répète pour Ecclestone : Lehamn Brother, déclarer en faillite mi septembre 2008, ses 16,8% doivent trouver preneur. Le fond CVC est prioritaire, mais sous couvert d’un autre emprunt. Représentant 400 millions de dollars. Sans réussir, à ce jour, son montage financier.

Mister E, la chute de l’empire Kirch

27 septembre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Business News F1, Histoire F1

Suite de notre récit en quatre parties de l’évolution de l’empire de Mister E et les déboires des repreneurs depuis dix ans. Troisième volet : La chute de l’empire Kirch.

La solvabilité du groupe Kirch se révèle au grand jour, dès décembre 2001. La Dresden Bank souhaite que le groupe média allemand lui rembourse 400 millions de dollars immédiatement. Kirch Média est sous la coupe d’une rumeur d’un rachat prochain par News Corp, de Rupert Murdoch. Rumeur démentie mais plus personne ne crois en l’illusion de Leo Kirch, pas même Bernie Ecclestone qui entrevoit une prochaine cohabitation avec les banques créancières.

Trois jours avant noël 2001, News Corp confirme les rumeurs en faisant une offre de 1,5 milliards de dollars pour acheter la chaine payante Première du groupe Kirch. Confirmant que l’empire allemand est fragile et croule sous les dettes. En même temps Ecclestone subit l’offensive du GPWC,  qui propose de créer sa propre série en 2008.

Janvier 2002, Bernie Ecclestone passe à l’offensive afin de sauver son entreprise. Il demande à Kirch 1 milliards de dollars afin de résoudre le prêt de 1,4 milliards de dollars, initialement destiné à une introduction en bourse qui n’arrivera pas en mai 2002,  comme prévu. L’investissement du groupe allemand sur la Formule 1 est de 2,9 milliards de dollars. Les banques, à partir de ce moment, ne veulent plus prêter de l’argent au groupe allemand pris à la gorge avec une dette de 5 milliards de dollars. Les établissements bancaires pressent Kirch pour qu’il débute ses remboursements. Son salut viendra de la vente au groupe Axel Springer AG de 11,5% qu’il détient dans ProSiebenSat ,1 soit 664 millions de dollars, et des 22% de Première cédés à News Corp pour 1,5 milliards de dollars. La situation devient critique. Kirch demande le soutien des politiques allemands en vain. Sa chute est programmée Kirch est poussé de vendre ses actifs.

En février 2002, Ecclestone propose 700 millions de dollars pour racheter les 75% du groupe Kirch qui refuse et,  qui proteste auprès de la presse économique,  qu’il accuse de colporter de mauvaises nouvelles afin que le groupe ne puisse plus trouver une banque et une solution financière à ses créances. L’ambiance est lourde. Ecclestone est soupçonné d’avoir conclu un accord avec Daimler et FIAT afin de reprendre le contrôle de son empire et de redistribuer le capital au constructeur du GPWC. Les jours passent et finalement un premier miracle s’annonce avec un groupement de banque allemande, qui détiennent l’équivalent de 2,7 milliards de dollars d’actif prêtés du groupe Kirch, accepte d’offrir un nouveau prêt pour 960 millions de dollars et 40% de prise de participation. Mais tout se complique car le montage financier pour sauver le groupe allemand définit un groupement de société et de croisement de participation qui rend la prise de contrôle des banques difficiles. En effet il apparait que le groupe Axel Springer sert de fond de garantie aux banques de la société Speed Investments. C’est-à-dire 668 millions de dollars. La dette de Kirch est dévoilée par le Wall Street Journal : 11 milliard de dollars, pire que prévu.

Fin du mois de février 2002, Kirch se met en situation de crise et une rumeur de la Deutsch Bank amplifie les rumeurs de déchéance du groupe média. Ecclestone cherche des solutions, pour simplifier son programme de revenus TV, il discute avec ABC pour céder la totalité des droits télévisés de la Formule 1. Leo Kirch en mars 2002, donne l’illusion d’avoir encore son destin en main. Ce n’est pas le cas, car le groupe Alex Springer refuse de prendre le contrôle de ProSiebenSat1. Le groupe Kirch s’effondre comme un château de carte. Personne ne souhaite reprendre les actifs du groupe allemand : Murdoch refuse, Berlusconi aussi, idem pour TF1. Ce sera finalement les banques, sous la coupe de Speed Investments (JP Morgan, Lehman Brother et Bayerische Landesbank), qui récupèrent 75% de la SLEC de Bernie Ecclestone.

Plus de course de nuit en Asie et même en Europe

26 septembre 2008 | 1 commentaire
Catégorie : Actualités

Bernie Ecclestone pousse pour avoir plus de course de nuit dans les prochaines années. L’argentier de la Formule 1 souhaitant que les Grand Prix asiatiques soient tous de nuit.

Dans un premier temps, la Chine suivra Singapour dans cette démarche mais au-delà de cette réflexion, Ecclestone annonce que même un Grand Prix en Europe pourrait se dérouler de nuit, révolutionnant même son principe de déroulement des courses de Formule 1.

Enfin, Ecclestone a compris que le socle de la Formule 1 était en Europe et que ses tentatives répétées de séduire de nouveau continent n’aboutissait à rien. Il n’y a pas plus de Chinois qui regardent la Formule 1 que d’allemands et d’espagnols par exemple. Singapour est un premier pas vers une uniformisation de l’audience principale.

De plus, Ecclestone a aussi compris que les courses diffusées sur le continent américain, sont nettement plus regardées, que celle qui se déroule en pleine après midi. L’idée d’avoir, au moins, un Grand Prix de ce type, pourquoi pas la Turquie ou Bahreïn par exemple. Ces circuits seront plus à même de recevoir une course de nuit. Car en Europe les règlements en soirée sont très contraignants, à moins de créer une piste dans un aéroport, ou tout près…

Mister E, le chevalier blanc Kirch

25 septembre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Business News F1, Histoire F1

Suite de notre récit en quatre parties de l’évolution de l’empire de Mister E et les déboires des repreneurs depuis dix ans. deuxième volet : Le chevalier blanc Kirch.

Du coté de la bourse de Frankfort, une rumeur indique que Leo Kirch et son empire est intéressé pour prendre le contrôle de EM.TV. En décembre 2000, l’action du groupe allemand n’est plus que de 4,5 $, la valeur chute à 400 millions de dollars. Ecclestone pris dans l’étau par les constructeurs, se résous à négocier avec Kirch, seul personne intéressé par le catalogue de droit de EM.TV. A ce moment précis, la valeur de la Formule 1 a elle aussi chutée, car les 10% du groupe allemand ne représente plus que 40 millions de dollars au lieu des 880 initiaux. La SLEC ne vaut plus que 1,5 milliards de dollars !

En Janvier 2001, une enquête pour délit d’initier est ouverte contre Thomas Haffa, le fondateur d’EM.TV. Un porte-parole de l’entreprise allemande confirme quelque jour plus tard qu’un protocole d’accord a été signé entre EM.TV et Kirch Group. La participation que détient EM.TV sur la Formule 1 sera vendue 550 millions de dollars à la mi-février, au plut tôt. Mais les dettes de l’empire sont empiriques et l’option de 25% de la SLEC ne sera pas honorée qu’au bon vouloir de Leo Kirch. A ce moment, la SLEC n’est de valeur que les 1,1 milliards de dollars que Kirch souhaite lui donné. Bernie Ecclestone, un genou à terre prend la décision qu’on ne lui reprendra plus dans pareil aventure. D’autant plus qu’il sait que Kirch est aussi fragile que EM.TV et fortement endetté. En effet le rachat de ses parts provient de prêt bancaire.

Mais les banques se rebiffent, MGPE annonce par voix de presse que la Formule 1 est mal gérée et que son avenir est épouvantable. Pire, l’investissement en F1 rend la banque caduque dans son équilibre. Vint quatre heures plus tard, l’empire Kirch Media a décidé d’améliorer son offre pour prendre le contrôle EM.TV. Dans le cadre de l’offre de Kirch pour EM.TV, il est entendu que la société a convenu qu’elle versera 1 milliards de dollars pour prendre le contrôle de 25% de la SLEC en plus des 50% déjà acquit. Ecclestone sauve l’honneur et son groupe est valorisé 3 milliards de dollars, car Kirch à acheter les 50% pour 550 millions de dollars précédemment, en faite 24,5%, en propre et le reste au banque via Speed Investment.

Soulagé en mars 2001, Bernie Ecclestone s’en retourne à la gestion de son quotidien. Son empire est donc géré à 25% par lui, 49.5% par le groupe Kirch et 25,5% par Speed Investments, composée de JP Morgan, Lehman Brother et Bayerische Landesbank, qui ont avancés l’argent à Kirch.

Cette gestion au quotidien comprend des négociations des prochains Accord Concordes et un bras de fer débute entre Ecclestone et les constructeurs. Ceux si souhaitent plus que les 47% de la FOA que leur donne l’argentier. Les discussions sont stériles, chacun campant sur ses positions et la guerre froide débute. Elle durera plus de 5 ans.

Fin juillet 2001, complication avec Kirch. Car la SLEC est détenu par un accord entre Speed Investments et Kirch Group. Toutefois si l’alliance se rompait le groupe ne disposerait en propre que de 36,75% de la SLEC. La famille Ecclestone 25% et 38,25% restants seraient disponibles. L’argentier prend conscience que l’alliance forcée avec le magnat allemand est trop fragile. Surtout que déjà la presse économique tire à boulet rouge sur la politique de Kirch d’acheter à crédit des droits sportif hors de prix. A ce moment précis, Ecclestone comprend qu’il devra composer avec les banques qui détiendront à terme 75% de son empire.

Endemol Sport, un futur acteur en Formule 1

25 septembre 2008 | 1 commentaire
Catégorie : Actualités, Analyses

Endemol, connu chez nous pour être la boite de production d’Arthur, producteur de Loft Story et autre Star Ac, a lancé une nouvelle division mondiale : Endemol Sport. Nouvelle anodine à première vue, mais qui ouvre les perspectives d’un nouvel ogre des droits sportifs dans le futur.

La division, qui intégrera la gestion de droit et de développement en canaux, créera une plate-forme médis en créant des coentreprises et partenariats. Un accord entre la ligne de football néerlandaise et Endemol, représente le premier reflet.

Le groupe souhaite produire des événements sportifs en direct, des magazines et produits dérivés autour de ses futures licences. De plus Endemol est la propriété de Mediaset (cf : Silvio Berlusconi), pour 2,6 milliards d’euros. L’actuel premier ministre italien c’est plusieurs fois pencher sur le sort de la Formule 1, afin de prendre une participation auprès de Bernie Ecclestone. En vain jusqu’à présent. Hors un partenariat de réalisation de Grand Prix entre Endemol Sport et la SLEC, voir une coentreprise pour séduire les jeunes fans, cible privilégier par l’argentier de la Formule 1, n’est toutefois pas impossible.

Reste qu’Endemol Sport sera vraisemblablement un acteur en Formule 1 d’ici quelques mois ou année. A n’en pas douter.

Mister E, ce qui a provoqué EM.Tv

24 septembre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Business News F1, Histoire F1

Depuis la fin des années 90 la Formule 1 a eu six propriétaires, mais un seul patron, Bernie Ecclestone. Récit en quatre parties de l’évolution de l’empire de Mister E et les déboires des repreneurs depuis dix ans. Premier volet : Ce qui a provoqué EM.TV.

Dès 1998, l’idée de mettre en bourse son entreprise représentait la seule solution de pérennité pour Bernard Ecclestone. Lui qui avait crée au milieu des années 90, la FOM (Formula One Management) et la FOA (Formula One Administration). Le projet de cotation en bourse a été long, Une holding a été crée : Formula One Holding en 1999 afin de satisfaire la transparence des marchés. Le projet était donc de coté en bourse du Luxembourg, la Formula 1 Finance BV. Aucune action ne pouvait être vendu avant mai 2002 au plut tôt. Si vente il y a, à partir de cette date, seul 1,3% pourrait être vendu entre mai 2002 et mai 2004. Chiffre qui passe à 2% par an en mai 2004 et ensuite de 3% par an jusqu’à l’échéance de novembre 2010. Huit mois de procédure plus tard et refus des hautes autorités. Premier problème :

Fin 1998, Bernie Ecclestone avait procédé à un prêt de 2 milliards de dollars, qui aurait été remboursé grâce à la cotation. Ce prêt établit en décembre 1998, auprès de la banque allemande WestLB et Morgan Stanley, d’une valeur finalement de 1,4 milliards de dollars, doit être remboursé d’une manière ou d’une autre. Ce qui a provoqué la structure que nous connaissons aujourd’hui.

Ecclestone crée la SLEC fin 1999, une super holding qui regroupe tout ses actifs et en vend une part à la banque Morgan Grenfell Private Equity, filiale de la Deutch Bank. Les tractations sont longues et perturbées par TAG Group, le groupe Benetton voir même son vieux rival IMG McCormack. Ecclestone hésite et finalement accepte de cédé 12,5% du capital de la SLEC pour 325 millions de dollars, avec une option pour les 37,5 autre pourcent. Nous sommes en décembre 1999. Hors fin février 2000, Hellman & Friedman, reprend l’option au nez et à la barbe de Morgan Grenfell pour 975 millions de dollars. Mais déjà pointe EM.TV depuis quelques semaines. L’empire de Bernie Ecclestone est évalué 2,6 milliards de dollars.

Six semaines plus tard, EM.TV a racheté les parts des deux banques pour 1,6 milliards de dollars. Le deal est en deux parties : une partie en cash de 712,5 millions de dollars et une autre partie en échange d’action, soit 10% de EM.TV. En faite il apparait que la société, spécialisée dans les produits dérivés et les droits, a rachetée Speed Investment Ltd qui est née du regroupement des deux banques : Hellman & Friedman et MGPE et a ensuite vendu au groupe allemand. Etant donner que Bernie Ecclestone a été le commissionné dans l’affaire, il touche 300 millions de dollars. L’empire de Bernie Ecclestone est évalué 3,2 milliards de dollars.

Juillet 2000, Ecclestone et Max Mosley négocie l’obtention des droits d’exploitation de la Formule 1 auprès de la FIA. Finalement en février 2001, un deal de 100 ans (2001-2101) sera conclu et signé en avril, pour la modique somme de 360 millions de dollars. L’avenir est assuré, mais le tableau s’assombrit subitement au dernier semestre de l’année 2000. EM.TV subit des rumeurs sur les marchés financiers qui commence à la fragilisé. Dès septembre, Ecclestone dément la réalité, mais l’argument ne dupe personne. Les 22 et le 26 novembre 2000, l’action EM.TV chute, passant de 88$ à 17$ et les analystes pensent que le groupe allemand est une proie pour les nouveaux géant multimédias que sont AOL Time Warner, Vivendi voir même Disney. EM.TV voit sa valeur passée de 8 milliards à 2 puis 1,6 milliard de dollars en quelques jours.

La Formule 1 en crise de repreneur

22 septembre 2008 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses

A l’heure ou l’économie se regarde le nombril, la Formule 1 souffre. Super Aguri morte sans repreneur, Toro Rosso en délicatesse, Prodrive morte née et Force India en crise. Le tableau économique n’est guère reluisant. La faute au règlement peut être, mais aussi à l’attractivité de la F1.

La faute à une Formule 1 valorisée 3 milliards de dollars depuis bientôt 10 ans, sans évolution aucune, donc sans vraiment de belle perspective. Et la faute au règlement sportif interdisant les châssis client ou donnant trop de contrainte aux équipes. Alors les milliardaires du monde se dirigent sur le football, et surtout vers la premier league anglaise.

Après Roman Abramovitch et récemment le Sulaiman Al-Fahim (propriétaire de Manchester City), le football anglais attire les riches. Selon The Sun, le richissime homme d’affaires indien, Anil Ambani (6ème fortune du monde) serait très intéressé par le rachat d’Everton. Liverpool intéressen un fonds d’investissement. D’autres suivront, mais pas en Formule 1.

Une crise que Bernie Ecclestone gère déjà, mais qui sera difficile à surmonter. La dernière équipe entièrement sortie de terre (hors Super Aguri) restera Stewart Grand Prix…en 1997.


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