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F1 – RRA vs budget plafond

3 avril 2012 | 3 commentaires
Catégorie : Analyses, Business News F1

En marge des Accords Concordes, existe une mesure de réduction de coûts qui, aujourd’hui, fait affronter deux idéologies. Celle du budget plafond et celle du RRA.

Retour en 2009, alors que l’ancien président de la FIA, Max Mosley lance l’idée d’une forte réduction des budgets (34 millions d’euros, puis 45 millions d’euros), la FOTA, nouvellement constituée, rétorque le principe d’un accord de réduction des coûts, RRA. Mais, alors que les discussions s’éternisent autour de ce dernier, provoquant l’explosion de l’unité de l’association des constructeurs, l’idée d’un budget plafonné semble devenir l’alternative. Mais, que cachent ses deux mesures ?

Le RRA

L’accord de réduction de coûts a été défini en deux temps. En 2009, puis lors du GP de Singapour 2010. Depuis ? Plus rien. Red Bull et Ferrari ont quitté la FOTA à cause de la définition même du concept. Une agence d’audit a fait un premier état des lieux en 2011, au point de provoquer une tension. Red Bull Racing n’avait pas souhaité recevoir les consultants. Plus largement, la FOTA a demandée à la FIA d’établir un groupement pour le contrôle des coûts. Il a été mis en place la semaine dernière pour la première fois à Paris.

Toutefois, le RRA a été une contre-proposition de la FOTA au budget plafond de Max Mosley. Sauf que les règles ont changé. En effet, en 2009, l’ancien président de la FIA avait autorisé le principe du RRA, sur la base du système d’auto-déclaration. Ce qui signifie qu’un budget est établit mais non vérifié par la FIA, via la publication de comptes transparents. Toutefois, si une équipe ment ou pratique un non-respect des règles… Ce qui a été visiblement le cas de RBR en 2010 et 2011, une sanction de la FIA sous la forme d’une amende est envisagée. Un détail oublié derrière le RRA. L’ambiance étant à la suspicion, l’échec était prévisible. Le RRA était une victoire politique, mais pas une solution. Juste une manière de gagner du temps.

Le budget plafond

La solution de départ de Max Mosley était de réduire les coûts au profit des nouvelles équipes introduite en 2010. A un détail près, la FIA devait contrôler les budgets. Toutefois, la solution, plus radicale est une catastrophe économique en retour pour le projet d’introduction en bourse de la Formule 1 à l’horizon 2014. En 2009, j’avais écrit que le principe d’un budget plafond était synonyme de double crack. Pour cause : Si les budgets sponsorings sont plafonnés, alors qu’ils sont le symbole de la bonne santé économique d’une discipline, la croissance de la Formule 1 sera difficile à entrevoir pour les investisseurs.

En 2009, le sponsoring des équipes cumulait 760 millions d’euros, en 2010 seulement 548 millions d’euros et l’an dernier 677 millions d’euros. Avec un budget plafonné à 50 millions d’euros environ, cela signifie que le sponsoring direct plafonnerait à 600 millions d’euros par année pour 12 équipes. Sans croissance.

Un mix RRA – budget plafond

C’est la solution qui semble se dessiner dans le paddock. L’équipe Sauber soutien cette idée d’un plafonnement des coûts. En coulisse les discussions pour un RRA moteur s’éternisent autour des détails. Par contre, le prix du moteur 2014 pour les clients est déjà définit et approuvé. Les discussions sur le RRA sont toujours actives. L’idée d’un tiers contrôlant les coûts revient comme une solution nouvelle, alors qu’elle est présente depuis Singapour 2010 dans les têtes. Une mutation intermédiaire, pour tendre vers un plafonnement progressif des coûts stratégiques : Moteur, recherche et développement, élément mécanique etc…

F1 – Le RRA en question à Paris

28 mars 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

En marge de la lettre de 10 équipes (sauf Red Bull et Toro Rosso qui n’ont pas signé et même indiqués, n’avoir pas reçu le document, tout en sachant ce qu’il y avait dans son contenu), envers la FIA et son président Jean Todt, incitant à un accord de restriction des ressources (RRA). Un nouveau groupe de travail a été décidé lors d’une réunion dimanche matin à Sepang.

Ce groupe se réunira à Paris prochainement et les équipes McLaren, Mercedes et Ferrari seront en pointe, ainsi que la présence de Pat Symonds, en qualité de conseil technique de Marussia, utile pour son expérience. Lotus participera aussi à la réunion.

Il est intéressant de constater que sur les 10 équipes, seulement 5 participent à cette première réunion de travail parisienne. Force India, Sauber, Caterham, HRT et Williams ne sont pas actifs dans le processus.

Red Bull et son avatar Toro Rosso sont contre le principe que la Fédération Internationale de l’Automobile soit l’organe de contrôle des coûts de la Formule 1. Préférant à la limite un organe indépendant, ou rien du tout. L’équipe autrichienne ne souhaite pas en réalité de plafonnement de budget, en raison de son succès actuel qui semble à la limite du raisonnable. Les faits sont les suivants :

Tout le monde est autorisé à dépenser 100 millions d’euros par année. Hors salaires de pilote. Pour le moteur, c’est la même chose, un prix maximum pour les moteurs clients (environ 10 millions d’euros) et un budget d’investissement chaque année pour le développement des moteurs (environ 20 à 30 millions d’euros).

F1 – La lettre de la FOTA à la FIA

16 mars 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

10 équipes sur 12 ont envoyé une lettre à Jean Todt et la FIA afin de soumettre des propositions concrètes sur les accords de restriction de budget. Les discussions sur les restrictions des ressources (RRA) visant à réduire les coûts en Formule 1 à l’avenir continueront d’être un sujet fort de l’année 2012.

Cette lettre a été confirmée par Jean Todt aujourd’hui et a annoncé des plans pour y faire face. Plus précisément, un groupe de travail mené par Patrick Head et Pat Symonds sera mis en place prochainement. Ce groupe aura deux tâches essentielles :

  • 1 – Préparer le terrain pour réduire les coûts sans pour autant réduire l’intérêt
  • 2 – Définir un cadre obligatoire afin d’inspecter tous les dossiers des équipes afin de déterminer si elles respectent les conditions réelles du RRA

Cette lettre a été signée par toutes les équipes, sauf les deux teams Red Bull, à savoir Red Bull Racing et la Scuderia Toro Rosso. Ross Brawn précise que ce document indiquait que les membres de la FOTA souhaitaient réduire les coûts en visant à être commercialement viable.

Le vice-président de la FOTA, Erice Boullier indique que l’association des constructeurs tente d’impliquer la FIA dans son processus de réduction RRA pour l’inclure dans le Règlement Sportif. Une donnée importante pour l’avenir.

Christian Horner justifie sa position par le fait que la FIA ne doit s’occuper que des règlements techniques et sportifs et ne doit pas gérer l’argent des équipes. L’homme fort de Red Bull Racing indique qu’il y a des choses transparentes à définir dans le RRA, mais il doit y avoir des zones d’ombres, « grise » qui seront plus difficile à gérer.

Lotus F1 Team a hésité à quitter la FOTA

16 février 2012 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Dans l’aspiration de Ferrari et Red Bull Racing, l’équipe Lotus F1 Team a envisagé de quitter la FOTA l’an dernier. Une question qui reste encore aujourd’hui toujours en suspens à Enstone ou Gérard Lopez et Eric Boullier pèse le pour et le contre de cette affaire.

« Tout le monde est pris en concidération. Nous n’avons pas encore coupé le cordon. » Indique le co-fondateur de Genii Capital. Ce dernier estime même que le combat actuel de la FOTA est perdu d’avance sur les restrictions des coûts afin de rendre les équipes de Formule 1 rentable d’un point de vue économique. « Je déteste dire cela, mais je ne pense pas qu’une équipe de Formule 1 peut être rentable. Nous sommes probablement proches du seul de rentabilité. Avec un RRA stricte, que nous souhaitons. Les profits sont possibles. Mais plus vous investissez tout ce que vous avez pour améliorer la voiture, moins ce sera possible. C’est donc une question difficile à répondre. »

Le propriétaire de l’équipe Lotus F1 Team estime qu’il faut d’autre restriction. Par exemple au niveau des salaires. Un cap salarial, comme en NBA. « Je précise que je n’ai aucune difficulté avec un niveau élevé de compétition, mais je souhaite déterminer une limite où tout le monde doit se conformer. »

Hier, Peter Sauber a indiqué que le RRA actuel n’était pas bénéfique pour les petites équipes, précisant qu’il existe plusieurs clans sur ce dossier. Entre RRA dur, RRA souple et suppression de RRA, les membres (actuels ou passés) de l’association des constructeurs se déchirent idéologiquement.

Précisons qu’Eric Boullier, Team Principal de l’équipe Lotus F1 Team est vice-président de la FOTA.

la FOTA progressera t’elle sur le RRA ?

5 décembre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : F1 Leaders

Les derniers membres de la FOTA vont se réunir demain, mardi, pour discuter de l’avenir. Après la démission choc de Red Bull Racing et surtout de Ferrari annoncé la semaine dernière.

Le départ (avec un préavis de 2 mois toutefois) des deux équipes sème le trouble sur l’avenir de l’association des constructeurs. Un directeur d’équipe, membre de la FOTA a indiqué à Autosport, que ce départ pourrait toutefois être positif,  car les deux équipes bloquaient les discussions.

La réunion de demain permettra de savoir s’il existe bien des avancés ou, au contraire si le statu quo est encore visible. Notons que Mercedes GP a précisé son soutien en faveur de la FOTA. Il semblerait d’ailleurs qu’une réunion soit programmée entre RBR, Ferrari, McLaren et Mercedes, pour une définition de la transition établir.

Reste qu’en toile de fond de la démission de Red Bull Racing et Ferrari il y a des Accords Concordes, qui ont été une nouvelle fois repoussés au début de la saison 2012. Cela fait 6 mois que le report est constamment demandé. La situation pourrait permettre à Bernie Ecclestone de tenter un coup de poker,  afin de déstabiliser tout projet de restriction des coûts dans les semaines avenirs.

Un RRA sans avenir ?

5 décembre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : F1 Leaders, Politique

« Je pense que certaines équipes pensent que la FOTA ne fait pas exactement ce qu’elle doit être destinée à faire. Il est très très difficile pour tous ces gens qui sont en compétition les uns contre les autres d’accepter tout ce qui peut freiner leur capacité à gagner. » lance Bernie Ecclestone au Financial Times après l’annonce du retrait de Ferrari et Red Bull Racing de la FOTA.

L’annonce du retrait des deux équipes a été mesurée à sa juste valeur, après le communiqué de la Scuderia Ferrari qui annonce, toutefois, vouloir continuer à aider les équipes dans le concept du RRA (l’accord de restriction des coûts) durant son préavis. Ce qui limite l’impact d’un retrait avec effet immédiat des rangs de l’union des constructeurs de F1.

Mais, pour Ecclestone, le RRA ne verra jamais le jour et ne pourra pas être mis en place par les équipes elles-mêmes.

« Je pense qu’il était probablement mort avant d’avoir commencé. Il est assez difficile d’être toujours en mesure de dire « c’est ce que nous avons faits ». Vous obtenez toute ses sottises du genre « oh ils ont trichés, parce qu’ils ont passé plus de temps quelques part que ce qu’ils devaient au départ. »

Il est vrai que les projets proposés par Ferrari et Red Bull devaient limités l’implication en soufflerie, ce qui limiterait le principe de compétitivité et favoriserait une équipe ayant de l’avance (Red Bull par exemple) au détriment d’une autre (Ferrari par exemple).

Comme dans le football, les mesures de limitations des coûts trouvent ses limites dans les intérêts de chacun et dans la compétition. Qui, par essence ne favorise pas une limitation des dépenses.

Avant Poste : définiton d’un RRA moteur

30 novembre 2011 | 1 commentaire
Catégorie : Tomorrow TV

L’émission web de TomorrowNewsF1 « TomorrowLine » est revenu Dimanche soir sur le Grand Prix du Brésil qui a vu la victoire de  Mark Webber devant Sébastian Vettel et Jenson Button.

Voir la vidéo ? cliquez ici

Définintion d’un RRA moteur

Juste avant le Grand Prix du Brésil, les patrons des constructeurs moteurs pour discuter du principe du RRA pour les moteurs. Ferrari, Renault, Mercedes-Benz, Cosworth et Craig Pollock représentant son projet PURE étaient présent pour définir des principes de base d’une réduction des coûts. Quatre points ont été abordés.

  • 1 – le nombre d’employés
  • 2 – L’utilisation des bancs moteurs
  • 4 – définition des du nombre de mode test
  • 5 – performance des ordinateurs

Concrètement, le nombre d’employés est un sujet important. Renault Sport, championne du monde depuis 2010 avec Red Bull emploie 170 personnes dans son usine, tandis que Mercedes-Benz dispose de 420 personnes. Une trop grande différence qui doit être plus mesurée à l’avenir, d’autant que chez Ferrari, par exemple, il n’y a pas de définition claire du nombre d’employé moteurs dans l’équipe F1. C’est aussi une préoccupation pour Craig Pollock qui développe son projet et qui souhaite savoir jusqu’à quelle niveau il peut aller.

Pour les trois autres points, citez plus haut, l’objectif est d’uniformiser les simulations de tests pour définir le nouveau moteur 2014 et son développement futur.

Renault, Ferrari et Mercedes-Benz sont d’accord sur le principe, tandis que Cosworth et PIURE sont plus sceptiques. L’objectif est de réduire par rapport à aujourd’hui de 30% les coûts des moteur à l’horizon 2017. Un détail toutefois, cette réunion n’a pas abordé le sujet d’un budget plafonds pour les moteurs. La raison est simple. Les motoristes ne disposent pas d’une vision à long terme de leurs futurs clients. Rappelons que Renault dispose d’un contrat valable jusqu’en 2013 avec Williams et Caterham (ex Team Lotus). Le budget dépendant essentiellement du nombre d’équipes clientes.

Abu Dhabi – la FOTA annule sa réunion

10 novembre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : F1 Leaders

Les équipes de F1 ont décidé de reporter leur réunion prévue à Abu Dhabi sur l’avenir de la FOTA à une date ultérieure, qui n’a pas encore été précisée. Elle devrait se dérouler en dehors des Grands Prix, probablement à Londres, avant la fin de la saison.

Selon Martin Whitmarsh, il est important que la FOTA reste soudée même s’il avoue aujourd’hui qu’elle pourrait se passer de certaines discussions. « Nous ne serions pas très intelligents si on ne restait pas unis. Nous devons tous dépasser nos égos, laisser le passé derrière nous et aller de l’avant. »

Au menu des discussions à venir de la FOTA, son unité en premier lieu et voir comment gérer ensemble le dossier épineux du RRA et des futurs Accords Concorde. Ross Brawn a même suggéré aujourd’hui que le RRA pourrait être laissé à un cabinet indépendant pour ne pas briser l’unité de la FOTA sur ce sujet sensible.

Concernant les Accords Concorde, la FOTA pourrait compter sur un joker avec la FIA. La Fédération Internationale de l’Automobile aimerait bien avoir son mot à dire, comme la FOTA. « Nous ne voulons pas récupérer les droits (vendus pour 100 ans à Ecclestone, ndlr). Mais nous voulons avoir notre rôle à jouer dans ces droits, dans une certaine mesure, » confirme le porte-parole de la FIA Norman Howell.

Whitmarsh serait heureux si dans les négociations futures les équipes finissaient par avoir une petite partie des actions de la Formule 1. « Dans la plupart des affaires, si vous voulez créer des partenariats efficaces, un peu d’égalité dans ce domaine est utile. Pour le moment les équipes ne sont liées que pour un temps défini au sport via les Accords Concorde. Si les équipes étaient actionnaires, même à petite échelle, alors cela encouragerait tout le monde, ainsi que les investisseurs potentiels, à trouver la continuité. »

Le souhait du patron de McLaren est à l’opposé de la politique d’Ecclestone, que l’on sait hostile à la FOTA. Le grand argentier est plutôt du genre à diviser pour mieux régner. Whitmarsh a donc bien conscience des limites de ce qu’il propose. « Si les petites équipes veulent que le gâteau soit divisé en 12 parts équitables, ce n’est pas réaliste. Mais il nous incombe à nous tous de trouver une solution juste et équitable. C’est un challenge et cela pourrait nous servir dans les négociations, un domaine dans lequel Bernie est très, très fort. »

Source  : NextGen Auto

FOTA – comment gérer le RRA ?

8 novembre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

L’avenir de la FOTA s’annonce dans l’ombre du Grand Prix d’Abu Dhabi. Le problème principal étant l’accord de restriction de budgets, RRA. L’association des constructeurs peut s’effondrer si rien n’est signé ce week-end, mais ce scénario catastrophe a déjà été exclu par la majorité des patrons d’équipes. Pour sauver le RRA de la noyade, plusieurs propositions ont été listées par Autosport.com

Pour le moment l’option la plus probable est que le RRA ne soit pas gérer directement par la FOTA. Trois pistes existent :

  • 1 – une société de gestion indépendante et financer par la FOTA
  • 2 – la FIA
  • 3 – Une société d’audit de type Cap Gemini totalement neutre.

La première solution est séduisante sur le papier. Créer une société de gestion et d’audit financé par la FOTA. L’objectif sous-entendu est aussi de devenir un outil performant pour les autres sports à terme. Donc l’aspect indépendant sera important, mais difficile à obtenir sur la forme.

La Fédération internationale de l’Automobile avait déjà, sous l’époque Max Mosley, proposée cette solution.  Mais il y a des doutes sur la compétence. Historiquement la FIA ne doit pas se mêler d’argent de la Formule 1, mais uniquement de l’aspect sportif.

Enfin une société d’audit neutre de type Cap Gemini a été la solution pour l’audit du début d’année de 7 équipes de la FOTA, pour établir les futures règles du RRA. Ses sociétés sont importantes et disposent de plusieurs centaines de clients dans le sport et les affaires. Mais son coût pourrait être prohibitif, ce qui serait un paradoxe pour la gestion d’un accord de réduction des coûts.

Un RRA en deux temps ?

20 octobre 2011 | 3 commentaires
Catégorie : Exclusif, Politique

Les accords RRA de la FOTA sont une mécanique très complexe qui entremêlent des intentions datant de 2009 et des évolutions de 2010. Sur le papier, tous les membres étaient d’accords, sur le principe, que pour 2011 le chiffre de 50 millions d’euros devait être atteint. Sauf que la réalité est bien différente et cela pourrait bien expliquer la révolte de Red Bull Racing aujourd’hui.

Singapour 2011, Ron Dennis présente son projet autour de McLaren Group et indique un chiffre qui n’a pas été relevé à l’époque : 100 millions d’euros. Telle sera le chiffre d’affaire de son équipe en moyenne jusqu’en 2017. Comment cela peut-il être possible alors que ce chiffre sera de 50 millions ? La réponse est simple et tiens dans l’ambigüité de l’association des constructeurs.

En plein combat avec Max Mosley et la FIA, la FOTA a présentée un projet de répartition des coûts suivant : 60 millions d’euros pour les équipes indépendantes et 200 millions d’euros tout compris pour les équipes constructeurs. Pour finir, il semble bien que le RRA soit en deux temps : 100 millions d’euros pour les équipes constructeurs et 50 millions pour les équipes indépendantes. Un différentiel qui n’est pas pour avantager RBR.

L’axe des constructeurs

En effet, regardons l’évolution des équipes de Formule 1 : Ferrari est un constructeur de voiture, McLaren aussi, Mercedes GP également. Mais Team Lotus va devenir Caterham en 2012, Virgin Racing est devenu Marussia Virgin, tandis que LRGP va probablement devenir constructeur l’an prochain. Ce désir de devenir constructeur à tout prix est à noter et trouve son explication dans ce RRA en deux temps, favorisant les constructeurs. Sauf que Red Bull Racing n’est pas un constructeur.

Ce qui signifie que l’équipe double championne du monde devrait fournir un budget de 50 millions d’euros, alors que Ferrari, McLaren, Mercedes auront droit à 100 millions dès l’an prochain.

Cette année, le budget marketing de RBR était, selon le BusinessbookGP 2011 de 93 millions d’euros, alors qu’il devait être proche de 50 millions d’euros (notons que Force India et Williams déclare respectivement 47 et 48 millions d’euros). Ce qui offre un début d’explication dans al tension actuelle entre Red Bull et certain membre privilégiés de la FOTA.

FOTA – l’avenir se joue cette semaine

18 octobre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : F1 Leaders, Politique

Ce sont des moments importants pour l’avenir de la FOTA. Après une réunion dimanche dernier, qui s’est tenue dans l’unité de l’hospitalité de l’équipe Ferrari sur le circuit de Yeongam, les dirigeants des onze équipes qui composent l’organisation, se réuniront à nouveau à Abu Dhabi à l’époque de l’avant-dernier Grand Prix de la saison. Là, il devrait devenir clair si un accord de longue durée peut être atteint sur certains thèmes clés tels : Que le RRA (Resource Restriction Agreement), ainsi que les perspectives d’avenir pour la discipline.

 » La FOTA a joué un rôle incroyable dans ces dernières années « , a déclaré Stefano Domenicali sur www.ferrari.com.  » Ses réalisations ont permis que ce sport d’être en mesure de s’attaquer à la crise mondiale d’une manière efficace. L’impulsion qui est venu sous la présidence de Luca di Montezemolo a été poursuivie avec diligence et dévouement par Martin Whitmarsh, qui fait un excellent travail. De toute évidence, à ce stade cependant, nous devons comprendre comment avancer sans provoquer de soupçons et de polémiques. Des éléments qui sont toujours présents dans un tel environnement concurrentiel comme la Formule 1. « 

Le RRA est à un carrefour de son existence

14 octobre 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Politique

Avec l’atmosphère de méfiance ambiante qui s’est installé dans le paddock, l’accord sur la restriction des ressources (ou RRA) entre les équipes semble être à un vrai carrefour. Pour rappel, après les spéculations qui ont touché Red Bull, c’est au tour de l’écurie Mercedes d’être visée par les rumeurs à cause du recrutement d’Aldo Costa et Geoff Willis aux côtés de Bob Bell et Ross Brawn. Avant la réunion FOTA prévue dimanche matin (voir notre info ici), quelques patrons d’écurie se sont retrouvés lors de la traditionnelle conférence de presse FIA du vendredi.

« Chacune des équipes et chacun des directeurs d’écurie continuent d’assurer à la FOTA qu’ils respectent bien les limitations de budget prévues dans cet accord », a commencé par rappeler Martin Whitmarsh, team principal de McLaren et président de l’association des écuries de F1. « Nous avons réalisé beaucoup de choses avec le RRA. Mais est-il parfait ? Il ne le sera jamais tant qu’on reste dans la suspicion et la paranoïa. Si une équipe se porte bien ou fait un bon travail, c’est toujours plus commode de supposer qu’elle y arrive de façon douteuse ou quelque chose comme ça. C’est dans la nature de la Formule 1. Il y a toujours des potins dans le paddock mais, pour l’instant, il n’y a aucune preuve d’une quelconque violation de ces accords ».

Christian Horner, le patron de l’écurie Red Bull, est bien sûr allé dans le sens de Martin Whitmarsh. « Je pense que Martin a très bien résumé la réalité », a-t-il commencé. « Le RRA est quelque chose de positif pour la F1 et aussi pour notre entreprise. Et il joue sûrement un rôle dans le fait qu’une équipe comme Red Bull parvient à rivaliser avec Ferrari, McLaren ou Mercedes ».

Vers un RRA nouvelle génération ?

« Maintenant, il y a probablement eu plus de spéculations à propos de notre équipe que sur les autres », a poursuivi Horner en rappelant que l’accord actuel touchera à sa fin à la fin de l’année prochaine. « Les bonnes performances attisent la paranoïa. Mais Red Bul est en faveur du RRA de façon très claire. Cet accord initial a été conçu lors de la crise financière de fin 2008. C’était une chose responsable mais, maintenant, je pense que nous devons nous concentrer sur un nouvel accord plus viable, plus transparent et peut être d’une durée plus longue. Un accord plus clair qui ne favorise plus les commentaires ou la politique. C’est quelque chose de fondamental pour nous et nous espérons que dans les prochains moins, les équipes seront en mesure d’atteindre cet objectif ».

Pour Mercedes GP, le RRA actuel doit aussi être revu et corrigé. « Nous respectons l’accord mais, je pense aussi qu’il est à un carrefour de son existence », a rebondi Ross Brawn devant ses confrères. « Trois ou quatre équipe doivent contrôler leurs ressources en ce moment pour éviter de mordre la limite tandis que pour sept ou huit autres équipes, le RRA ne signifie rien car elles seront toujours en dessous de la limite. Nous sommes des partisans de l’idée du RRA mais pour nous, son respect doit pouvoir être beaucoup mieux contrôlé. Les équipes doivent donc se réunir pour trouver une solution… ou les commentaires, les rumeur, les insinuations et la méfiance vont continuer comme en ce moment ».

Source  : NextGen Auto

RBR et Mercedes menacent de quitter la FOTA

12 octobre 2011 | 7 commentaires
Catégorie : Politique

Ce week-end les équipes de la FOTA doivent se réunir d’urgence pour calmer le jeu autour des dépenses. Deux équipes menacent de quitter l’association si le plafond budgétaire, décidé l’an dernier, est confirmé pour l’an prochain.

La semaine entre le Japon et la Corée va être chargée pour Martin Whitmarsh et les autres patrons d’équipes. Red Bull Racing et Mercedes GP, sous le coup des critiques, ont clairement menacé de quitter l’association FOTA selon AS.com. La fronde de McLaren et Ferrari qui souhaitent une clarification du RRA et une meilleure gestion des coûts est à l’opposée de celle de RBR et Mercedes qui souhaitent plutôt la suppression du RRA ou du moins préserver le système actuel.

En effet, depuis l’an dernier, le plafond budget est fixé à 100 millions d’euros, mais l’accord signé à Singapour 2010 indiquait que pour 2011, le budget plafond était fixé à 50 millions d’euros et ce jusqu’en 2017. Sauf qu’il semble impossible pour de nombreuses équipes de respecter ce chiffre aujourd’hui. Il a été entendu que l’actuel système de plafond à 100 millions s’étende jusqu’en 2013 et ensuite 50 millions d’euros sur la période 2013-2017, en parallèle des Accord Concordes.  Déjà Mercedes GP, par la voix Norbert Haug avait douté de l’objectif de réduction des coûts pour les constructeurs (voir ici pour souvenir).

Pour exemple, Ferrari de son côté c’est aligné sur l’accord en signant son contrat sponsoring avec Phillip Morris d’une valeur de 100 millions d’euros annuels (deux fois 50 millions d’euros, respectant ainsi les prochains accords RRA). La réaction de Red Bull Racing est étonnante, car Dietrich Mateschitz, le patron de la marque autrichienne, avait affirmé que le succès de son équipe allaient réduite l’investissent de Red Bull progressivement  l’an prochain. Une contradiction avec l’effet politique du moment.

Le vrai problème est que la Formule 1 dispose de deux modèles d’équipes : la première assez classique et dépendant des sponsors pour son budget (Ferrari, McLaren, Williams, Sauber, Marussia Virgin, par exemple) et d’autres qui sont la propriété directe de milliardaires (ou constructeurs) capables d’injecter des millions directement et surtout indirectement en dehors du RRA (Red Bull, Mercedes GP, Force India, Toro Rosso, Team Lotus et même LRGP etc…).

Réduction de 30% des coûts d’ici 2017

3 octobre 2011 | 1 commentaire
Catégorie : Politique

En parallèle du Grand prix de Singapour, les équipes ont convenu d’un objectif comment à l’horizon 2017. Les procédures proposées par le cabinet Cap Gemini, en rapport avec une commande de la FOTA sur des contrôles de réductions des coûts à permis d’obtenir des résultats sur ce volet sensible entre les équipes.

Les équipes ont décidé de réduire de 30% les coûts des constructeurs d’ici 2017. Un objectif ambitieux selon Norbert Haug qui ne cachait pas qu’il fallait faire un effort pour atteindre et respecter ses objectifs.

Un tiers en moins d’ici 5 ans signifie que les constructeurs (Mercedes-Benz Ferrari, Renault- Cosworth et même PURE), devront baisser d’environ 20 millions d’euros leurs coûts d’ici 2017.

Actuellement les budgets des équipes sont entre 60 et 75 millions d’euros, à l’horizon 2017 ses mêmes coûts devraient être entre 45 et 50 millions d’euros.

Ce qui signifie une baisse du personnel à l’avenir dans le secteur moteur. Aujourd’hui Mercedes emploie dans son usine moteur  à Bixton, 420 personnes. Renautl Sport à Viry Chatillon, beaucoup moins…

RRA – Pression économique sur RBR

21 septembre 2011 | 7 commentaires
Catégorie : F1 Leaders, Politique

Les réunions FOTA, depuis le début de l’année, sont sous haute tension concernant les dépenses des équipes. En Janvier, la Gazzetta dello Sport avait indiqué que Red Bull Racing avait dépensé 160 millions d’euros en 2010, au lieu des 100 millions réglementés par le RRA (accord de restriction de budget entre les équipes). En Juin 2011, Mercedes GP a directement pointé du doigt l’équipe autrichienne sur son effectif de 552 personnes (dont 61 dans l’usine de Milton Keynes officiellement). La situation est devenue telle autour du team champion du monde 2010, que le cabinet conseil Cap Gemini a réalisé un audit.

Selon le magazine Autosprint, sous la pression des soupçons de certaines équipes au sujet de ses structures, Red Bull Racing a subi un audit de ses comptes pour lever tout soupçon de litige. Sauf que l’équipe autrichienne n’est pas d’accord et dénonce « une invasion de sa vie privée ». Dans le sens ou les informations qui sont recueillis par l’audit sont « sensibles » et seront visible par ses concurrents. RBR conteste donc les données de Cap Gemini.

Cette semaine une réunion de la FOTA doit approfondir cette question concernant l’application du RRA. Certains observateurs estiment que l’implication du cabinet conseil hollandais, dans les structures financières d’un team, est un signe fort de l’association des constructeurs, pour faire appliquer le RRA à l’avenir.

Car si litige il y a, quelle sanction pour RBR ? Un déclassement ?

F1 – Tension autour du RRA

29 janvier 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Actualités

Vous êtes libre de cliquer sur le lien ci-dessous :

Tension autour du RRA

F1 – Red Bull Racing a dépensé 160m€ en 2010 !

8 janvier 2011 | 7 commentaires
Catégorie : Actualités, Analyses, Business News F1

fota_logoIl y a environ une quinzaine de jour, l’ex président de la FIA, Max Mosley avait indiqué que, lors d’une des dernières réunions de l’année 2010 des membres de la FOTA, l’équipe Red Bull Racing a admi avoir plus dépensé d’argent que ses concurrents et donc, a avoué ne pas avoir respecté le pacte entre les membres et le principe du RRA (voir ici pour souvenir).

Hier, la Gazzetta dello Sport a donné les chiffres en question. Dans les faits, en 2010, les équipes ne devaient pas dépenser plus de 100 millions d’euros (plus qu’annoncé donc en début d’année 2010). Mais, selon le quotidien sportif italien, Red Bull Racing a dépensé environ 160 millions d’euros en 2010.

Notons que dans le règlement FOTA 2010, il est souligné que, si un concourent viole la règle du budget, il devra la saison suivante déduire l’excédent. Ce qui signifie que, cette année, Red Bull Racing devra se contenter d’un budget de 40 millions d’euros !

Le problème est que le plafonnement du budget 2011 n’a toujours pas été décidé par les membres de la FOTA. Sur le principe le RRA est actif jusqu’en 2017, mais il doit être négocié tous les ans par ses membres. Ce qui accentue les déclarations de Max Mosley la veille de Noël.

F1 – une interprétation de RBR du RRA ?

8 janvier 2011 | Commentaires fermés
Catégorie : Analyses

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Lors de la fin de la saison 2010, le président de la FOTA, Martin Whitmash avait indiqué : « Le RRA peut être assoupli « Surtout, que dans l’accord de réduction des coûts, il existe une clause permettant un compromis bizarre : chaque membre qui dépasse le chiffre plafond sera déduit l’année suivante en fonction de sur surcoût.

Car les chiffres de 50 millions d’euros,  annoncés depuis le début de l’année 2010,  étaient basés sur une demande de la FIA du temps de Max Mosley. Mais, après recherche dans les archives, un article écrit le 18 Aout 2009 mettait en lumière que la FOTA avait un accord sur les budgets,  indiquant que ceux-ci devait atteindre 100 millions d’euros en 2010, puis 50 millions en 2011. (voir ici).

Interprétation de RBR ?

Mais partant du principe que le nouvel accord RRA n’a toujours pas été conclu, celui de 2009 est toujours d’actualité et a donc bénéficié d’une interprétation astucieuse de Red Bull Racing.

Si Red Bull Racing devra se contenter de 40 millions d’euros de budget en 2011, elle entre parfaitement dans le cadre du RRA 2011, signé en 2009.  Ce qui pourrait aussi expliquer le malaise de la FOTA en la matière.

Le nouvel accord 2011-2017 n’ayant toujours pas été finalisé, l’ancien régime est toujours en vigueur et son concept pourrait être passablement renégocié dans les prochaines semaines.

F1 – Mosley, Red Bull et le RRA

24 décembre 2010 | 4 commentaires
Catégorie : Analyses

Max Mosley_FIASelon Max Mosley, qui est désormais un homme libre, jeudi dernier, une réunion de la FOTA a mis en lumière le désir de Red Bull Racing d’obtenir une dérogation sur une dérive de ses dépenses en 2010.

«  À la dernière réunion de l’équipe de la FOTA, jeudi dernier, Red Bull a demandé une dérogation, pour  le non-respect du plan de réduction des coûts. Ce qui ne peut signifier que : Red Bull a dépensé plus que permis, ou utilisés plus de ressources que permis  et maintenant ils demandent aux autres équipes qu’elle a battu pour le titre une dérogation. Il m’intéresse de savoir comment ses rivaux vont réagir » lance l’ancien président de la FIA à Auto Motor und Sport.

L’effet limité du RRA

Depuis un moment déjà, sur ce blog vous avez tous compris que cet accord de réduction des coûts (RRA) était finalement limité et surtout pouvait être passablement contourné. Molsey précise que si l’accord a été si facilement accepté par les membres de la FOTA, c’est que l’effet était minime. Donnant ainsi un exemple intéressant :

Un exemple simple : Les équipes sont limitées, y compris avec un certain nombre d’employés. Disons 100. Alors, si je marche dans le paddock avec beaucoup d’argent, alors je vais trouver le meilleur des 100 personnes. Ceux qui calculent juste obtiennent un résultat juste. Donc, je n’ai jamais eu une chance contre les équipes riches. Cette contrainte de ressources est une imposture. La seule chose qui fonctionne est une limite de budget. Il serait également beaucoup plus intéressant car,  il met l’accent sur l’intelligence et non pas sur combien d’argent que je dépense. En conséquence, cela aurait augmenté le nombre des équipes compétitives. Le même budget est d’abord une chance égale. Un budget plus important est comme un moteur plus puissant. »

Le cas Red Bull Technology

Lors de la récente déclaration de revenus de l’équipe Red Bull Racing il a été indiqué qu’en 2009, seulement 61 employés travaillaient pour l’équipe autrichienne sur un effectif total de 592 personnes ! (voir ici pour en savoir plus). Sur le principe du RRA, l’effectif en 2011 doit tourner à 250 personnes. Mais, la Scuderia Toro Rosso a déjà annoncé qu’elle allait avoir un effectif de 280 personnes en 2011 ! Le problème se pose de la manière suivante : le RRA est très assouplit, comme l’avait affirmé le président de la FOTA, Martin Whitmarch.

En effet, il semblerait bien que l’objectif 180 personnes en 2017 soit un objectif et non une obligation dès 2012. Ce qui ne changerait donc pas grand-chose dans les faits. Idem pour le budget limité à 50 millions d’euros environ à partir de 2011, d’après les échos, il serait permis d’obtenir 50% de marge à l’avenir.  Si, cette rumeur est vraie, la déception sera réelle et les volontés de Max Mosley légitimes avec le temps.

L’avenir nous le dira.

Un nouvel accord RRA plus léger et transparent

30 septembre 2010 | 1 commentaire
Catégorie : Analyses

Alors qu’un nouvel accord RRA jusqu’en 2017 a été signé à Singapour, dimanche dernier, plusieurs questions tournent autour de ce système et surtout sur les cas McLaren, Ferrari and co.

Nagita, dans son commentaire posait la question suivante : « Est ce possible que des équipes ayant plus de 50m d’euros de sponsoring tentent de faire passer « leurs excédents » de sponsoring en revenus partenaires?

Ferrari, Mclaren, Red Bull ont eux plus de 50 M€ de sponsoring en 2010? Ils ne respectent donc pas le RRA.

Mais cela ne semble pas soulever de question de la part des autres teams? Pourquoi?

fota_logoDans les faits, le nouvel accord (2011-2017) est moins radical que l’actuelle. La formule actuellement en vigueur ne convenait plus aux membres de la FOTA et une évolution était nécessaire, afin d’établir un compromis. En effet, certains teams disposaient de contrats avec des sponsors secondaires (10 à 20 millions d’euros annuels) jusqu’en 2011 qu’ils ne voulaient pas casser. Ces contrats ne seront donc pas renouvelés. Martin Whitmarsh indique sur le nouvel RRA va permettre de faire ceci : « si quelqu’un trouve une échappatoire, il doit le déclarer et faire quelque chose. » Sous entendu, la transparence est le maitre mot. Même Ferrari est d’accord sur le principe.

Le cas de la Scuderia Ferrari est différent, car si Marlboro est le propriétaire (jusqu’en 2011) des carrosseries des monoplaces, seul la présence de Santander (40 millions d’euros) sera comptabilisé à l’avenir (Shell étant un partenaire). Il est entendu que la banque devienne le prochain sponsor principal de l’équipe.

Nagita pose une question intéressante. Ce n’est pas impossible en effet que certains « top teams » tentent le coup. Par exemple, répartir une somme pour le sponsoring (20M€) et le reste (30M€) pour le partenariat, qui comprend une participation aux salaires des pilotes par exemple. Comme Marlboro l’a longtemps fait chez Ferrari.

Retour en 1991

Le budget de l’équipe Ferrari en 1991 était de 33 millions de dollars. Seulement. AGIP, FIAT et Pioneer étaient les sponsors de l’équipe Italienne. Mais les salaires d’Alain Prost (12M$) et Jean Alesi (4,5M$) étaient payés par Marlboro. Un partenaire de choix. Le même principe pourrait être utilisé.

Le bilan 2010

Le nouveau RRA indique que si une équipe dispose de trop de sponsors, elle doit en informer ses partenaires de la FOTA et trouver une solution. Le système Ferrari 1991 sera donc une solution. Cela ne permet pas de respecter le RRA à la lettre. Certes.  Mais cette année les revenus moyens du sponsoring (fixée à 100M€ par le RRA) ont été estimé par le Business Book GP à 43.4 millions d’euros. En dessous donc.


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